We're explaining!

Our blog

Leadership : où sont les femmes en 2023 ? 

Quel est le féminin du mot leader ?  Attention question piège !  Eh oui, comme toutes les questions qui touchent au genre, le leadership version femme est un sujet très sensible. L'opposition entre un leadership masculin que l’on imagine directif et sa version féminine qui serait empreinte d’une plus grande empathie est bien trop simplificatrice pour penser la place des femmes dans l’entreprise mais c’est souvent en ces termes qu’est posé lé débat. Avec d’autres femmes qui sont en prise directe avec la question de la contribution de la gente féminine à la performance économique et sociale des entreprises, nous avons eu la chance d’être invitées sur le plateau de l’émission animée par Bruno Wattenbergh “ Les acteurs de l’économie” sur Les News 24 afin d’esquisser les contours de ce que pourrait être une forme de leadership féminin et aborder plus largement les problématiques de la place  qu’occupent ou pourraient occuper les femmes dans l’entreprise sous un nouvel angle. Si vous n’avez pas le temps de regarder l’émission en entier, voici ce que j’en ai retenu : Leadership féminin, ou leadership au féminin ? Nous sommes directement rentrés dans le vif du sujet en nous demandant si, avant toute chose, un leadership féminin pouvait exister. Cela reviendrait à dire que des valeurs proprement féminines s'expriment quand les femmes occupent certains postes à responsabilité par exemple. Le leadership féminin est-il en somme différent de celui des hommes ? Reflète-t-il une manière différente de voir le monde et d’adresser les défis de la vie professionnelle ? En effet ,de manière courante, on a tendance à considérer qu’ il y a d’un côté le mâle autoritaire et de l’autre la douceur d’un management féminin tout en délicatesse… Nous nous sommes vite aperçues, en croisant nos ressentis et nos expériences, que ce type de question réduit le débat à néant, car mettre les gens dans des cases n’a jamais permis de faire avancer les choses. La question c’est plutôt : comment les femmes s’emparent-elles du sujet du leadership, de quelle manière l’appliquent-elles au quotidien ? C’est peut-être un cliché, mais on voit trop souvent les femmes essayer de copier un soi-disant leadership masculin en haussant le ton et en faisant preuve d’autorité. Et à l’inverse, les hommes s’enferment à leur tour dans le rôle qu’on attend qu’ils jouent en faisant preuve de beaucoup - trop - de fermeté et en oubliant d’écouter les autres. → Au final rien n’avance, chacun campant sur des positions issues de représentations sociales presque millénaires. On assiste alors à une guerre de tranchées entre un autoritarisme dopé à la testostérone et une bienveillance émotionnelle féminine toute en finesse qui viendrait contrebalancer celle des hommes. Là encore on se trompe de débat. Et les mettant dos à dos, on laisse toutes les bonnes volontés, féminines et masculines sur le bord du chemin. Alors, pour être un brin provocatrice, je dirais qu'il existe autant de leaderships que de leaders qui veulent bien s’en donner la peine. Le peine de quoi ? De s'intéresser aux autres, à leur équipe, d’être à leur écoute et surtout de donner l’exemple avant de donner des ordres. Parlons alors si vous le voulez bien d’un leadership AU féminin. De quel leadership a-t-on besoin ? Et finalement, pour dépasser l'opposition homme/femme nous nous sommes posé une question essentielle à nos yeux : “Mais au fait, de quel leadership a-t-on besoin ? Car, avons-nous ajouté, les hommes ont cette fâcheuse tendance à “occuper un peu trop le terrain”, soit pour asseoir leur position soit parce qu’ils pensent que c’est “comme ça qu’un leader doit se comporter.” Ce qui a pour conséquence d’uniformiser le leadership et de le rendre moins efficace. En guise de réponse, Anne Moreau, Directrice Exécutive EY Belgium Consulting, a eu cette brillante réponse : “On a besoin du leadership du moment !”. Comprenez, on a besoin d’un leadership qui ne soit ni masculin ni féminin, mais qui s’adapte à la situation humaine et économique de l’entreprise à un moment donné. La réussite de demain dépend de la diversité d’aujourd’hui ! De quel leadership a-t-on besoin, oui bien sûr …et surtout : comment permettre aux femmes de le mettre en pratique ? C’était peut-être la première question à se poser ! En effet, une question souvent occultée est de savoir comment stimuler la notion de leadership auprès des femmes à tous les niveaux hiérarchiques. Le leadership et la confiance en soi sont des sujets clés pour réussir dans sa vie personnelle et professionnelle. On ne naît pas leader : on le devient. Et si on peut laisser aux femmes la possibilité de s’épanouir et d’évoluer dans une entreprise, il sera naturellement plus facile de faire émerger des talents de leader. Donner davantage de place aux femmes Au-delà des efforts en faveur de la diversité en entreprise - des quotas, des programmes de women empowerment - et des actions entreprises au niveau des universités et des établissements d’enseignement privé, la question du leadership des femmes pose une question essentielle et plus globale, celle de la place des femmes dans notre société. Notre rôle à toutes et à tous, c’est de donner aux femmes et aux hommes les outils pour réfléchir ensemble aux valeurs dont nous avons besoin et sur lesquelles nous avons envie de nous appuyer pour construire le monde de demain et poser les bases d’un leadership moderne, c’est-à-dire en phase avec son époque. Pour ma part, je crois qu’il faut oser être disruptif, c’est-à-dire oser poser les questions qui fâchent (parfois) créer du débat dans les entreprises pour faire avancer la réflexion, créer des décalages et donner plus de place aux femmes en général. → Et vous, pensez-vous qu’il existe un leadership “féminin” ? Que vous soyez homme ou femme, quel est votre style de leadership et comment essayez-vous de l’exprimer au quotidien ? Votre marque employeur exprime-t-elle une volonté de diversité plus prononcée sans tomber dans les clichés habituels ?

Recrutement : pourquoi devenir une entreprise B Corp ? 

Les enjeux environnementaux et sociétaux sont désormais au cœur des préoccupations citoyennes. Par effet ricochet, les entreprises ont dû se mettre rapidement au diapason de ces nouvelles attentes pour accompagner les nouvelles aspirations de leurs salariés. De plus en plus populaire ces dernières années, le label B Corp récompense les entreprises qui entreprennent une vraie démarche en faveur d’une croissance plus durable et plus responsable. Plus concret qu’une politique RSE qui reste souvent au stade des bonnes intentions, le B Corp sanctionne une démarche et des résultats concrets. Dans cet article, découvrez en quoi consiste le label B Corp et quels sont les avantages et bénéfices pour votre entreprise et vos salariés. Qu’est-ce que le label B Corp ? Le label B Corp récompense des entreprises qui, volontairement, décident de faire du bien à la planète. Créé en 2006 aux États-Unis par une ONG internationale, B Corp est une certification qui valorise et récompense les entreprises qui ont un impact social, sociétal et environnemental positif. Ce label est accordé aux entreprises qui concilient les objectifs économiques, sociaux et environnementaux en mettant en place des pratiques exemplaires dans ces domaines. Le but est de montrer que les entreprises peuvent être des actrices clés dans la transition vers une économie plus durable et plus responsable, tout en générant un impact positif sur la société et l'environnement. En obtenant ce label, les entreprises peuvent démontrer leur engagement en faveur d'une croissance durable et renforcer leur attractivité auprès des candidats, des clients et des investisseurs. Le saviez-vous ? 81 % des candidats mettent l’accent sur le besoin de cohérence avec leurs valeurs et convictions personnelles, et 54 % d’entre eux déclarent choisir leur emploi en fonction de son impact sur la planète et la société. (1) Une nouvelle philosophie du “B-usiness” En filigrane, et même si cela prendra des années, le label B Corp prône une nouvelle approche de l’activité économique. Pour schématiser, la RSE est une démarche volontaire des entreprises pour faire preuve de responsabilité sociale envers leurs actionnaires. Il n’y a pas vraiment de sanctions et les critères restent encore assez flous. Le B Corp, en revanche, c’est (re)penser son activité et sa raison d’être en fonction d’objectifs économiques (il faut bien), sociaux et environnementaux bien précis, si possible dès sa création. Pour obtenir ce label, une entreprise doit satisfaire des critères rigoureux en matière de responsabilité sociale et environnementale, ainsi que des normes de transparence et de responsabilité prédéfinies et qui sont les mêmes pour toutes les entreprises. Une communauté d’entreprises très active en Belgique Aujourd’hui, B Corp compte plus de 5 000 entreprises dans le monde, réparties dans 74 pays. Ce n’est pas seulement une étiquette, mais une communauté vivante d’entrepreneurs et d'opérations qui cherchent à inventer un nouveau modèle. Au niveau national, il existe plus de 250 entreprises estampillées B Corp. Les entreprises belges ont d’ailleurs été les premières à acquérir ce label au niveau européen. Ainsi, malgré sa jeunesse, la marque de jeans belges HNST, ambassadrice de la fair-fashion, essaye au quotidien d'œuvrer pour un monde plus durable. Parmi les collaborateurs, seule la commerciale dispose d’une voiture. Quand le recours aux transports en commun est impossible, le reste de l’équipe de la startup s’en partage une. Et pour motiver les troupes, chaque membre du personnel se voit offrir un vélo pliable. Génération Z : ma planète d’abord ! Des études montrent que dans les pays développés, la génération Z est sensible aux enjeux sociaux et environnementaux et veulent que ceux-ci se reflètent dans leur choix. La plupart des Z (85 %) accordent de l'importance à la diversité en milieu de travail, 90 % veulent travailler pour une entreprise qui a un impact positif sur la société et 84 % cherchent une entreprise qui respecte les principes du développement durable. Le label B Corp est aussi un argument fort pour attirer les jeunes talents et des personnes qui partagent vos valeurs au sein de votre équipe. Une enquête de Sparks & Honey publiée en 2015 révélait aussi que les Z sont très informés et sensibles aux enjeux sociaux et environnementaux : 76 % se sentent concernés par l’impact de l’humain sur la planète et 60 % voudraient un emploi avec un impact social. La nouvelle génération de salariés ne sera tout simplement pas attirée par une entreprise qui ne place pas la préservation de la planète et de l'humain en priorité. Label B Corp : quels avantages pour mon entreprise ? En addition de ses nombreux bienfaits au niveau sociétal et environnemental, le label B Corp possède un grand nombre d’avantages pour les entreprises qui en font partie. C’est aussi un gage de confiance pour vos clients et parties prenantes qui, parfois, de leur côté, se sont engagés à ne traiter qu’avec des fournisseurs respectant certaines règles. Le B Corp peut donc vous ouvrir la porte de nouveaux marchés et attirer des clients ou des fournisseurs aux valeurs éthiques ou responsables. 78 % des consommateurs sont prêts à payer plus cher pour des produits éthiques. Travailler sa marque employeur en profondeur D’un point de vue managérial, c’est aussi un moyen de renforcer sa marque employeur en profondeur. D’ailleurs, il est à noter que dans 74 % des cas, quand il s’agit d’une entreprise de plus de 150 salariés, ce sont eux qui initient la démarche B Corp. La certification B Corp est donc un excellent levier pour travailler sur votre marque employeur. Elle vous permet de construire un écosystème de valeurs qui parlent aux nouvelles générations de travailleurs, leur permettant de se projeter au sein d'entreprises qui ont à cœur la construction d'un monde vivable et durable. L’outil B Corp est un moyen efficace d’avoir un impact positif, de se fixer des objectifs à long terme, de suivre ses performances et d’impliquer d’autres acteurs dans la démarche. Devenir B Corp, c’est s’engager à rejoindre une communauté d’entreprises qui partagent vos (nouvelles?) convictions et répondent aux enjeux actuels.

L'intelligence artificielle au service du recrutement 

L'intelligence artificielle (IA) n'est pas qu'un sujet à la mode. Les algorithmes, avec leurs capacités d'analyse et d'apprentissage à grande échelle, sont en train de révolutionner de nombreux secteurs d'activité. Le président russe Vladimir Poutine a même affirmé récemment que « la maîtrise de l'intelligence artificielle déterminera non seulement l'avenir de la Russie, mais également l'avenir du monde entier » ; c'est dire l'enjeu et l'ampleur du phénomène, si même les gouvernements y prêtent attention. Qu'en est-il du secteur des RH ? Alors que 76 % des recruteurs estiment que l'impact de l'intelligence artificielle sur le recrutement sera important, comment l'IA peut-elle venir en aide aux responsables RH ? Qu'est-ce que l'intelligence artificielle ? L'intelligence artificielle, également appelée « IA», correspond à l’ensemble des théories et des techniques qui permettent de développer des programmes informatiques complexes capables de simuler certains traits de l’intelligence humaine. De manière consciente ou sans le savoir, nous avons tous déjà échangé avec un " chatbot " sur un site marchand. La qualité des réponses apportées et la fluidité du langage sont de bons exemples de l'application de l'IA dans le secteur du e-commerce. L'objectif est ici de mimer un dialogue d'humain à humain pour maximiser les ventes en ligne. Il y a quelques années, l'IA a déjà fait son entrée dans le recrutement dans le cadre des " assessments " : les questionnaires de personnalité sont depuis longtemps évalués et analysés par des algorithmes développés à cet effet pour aider les responsables RH à opérer une sélection plus rapide et impartiale parmi les candidats. Quelles sont les promesses portées par l'IA dans le domaine du recrutement ? Les métiers du recrutement ont connu une forte évolution ces dernières années. La « digitalisation du monde» n'a pas épargné les services RH. L'information sur les candidats et les talents potentiels est désormais disponible en grande quantité et sur de nombreuses plateformes. La contrepartie étant que cette accumulation de données à traiter rend la tâche plus ardue pour les entreprises quand il s'agit de trouver les bons candidats. C'est là que l'IA entre en jeu : le principal atout de la « machine» est d'assister l'homme dans le traitement de masses d'informations colossales en un temps record et de manière pertinente. Sourcing sans stress Tous les recruteurs le savent, la recherche de candidats potentiels est une quête longue, chronophage et génératrice de stress. Actuellement, 80 % du temps de travail d’un recruteur serait consacré au sourcing tandis que seul 10 % le serait aux entretiens et encore 10 % aux tâches administratives, selon une étude de l’Insee en France. L'IA peut intervenir dès le premier stade du processus de recrutement en analysant toutet de critères programmés à l'avance. L'objectif est de trouver le maximum de candidats correspondant à un ou plusieurs postes en étant exhaustif. Les algorithmes utilisent l'analyse de « tendances communes » repérées chez des employés qui « réussissent » (les emplois antérieurs occupés, les diplômes obtenus…). Dans le secteur IT, c’est ce que propose, par exemple, la start-up HireSweet pour recruter des développeurs plus rapidement. Elle confronte les informations collectées en masse sur le web pour reconstituer l’historique d’une personne. Ce qui lui permet ensuite de trouver des profils à même de coller aux attentes des entreprises. Faire le tri, identifier les bons candidats Au sein d'une grosse structure, il n'est pas rare de recevoir plus d'une centaine de CV à trier manuellement pour un seul poste. L'IA intervient ici en offrant la possibilité d'automatiser certaines tâches. Parmi les CV présélectionnés — écrits ou vidéos — l'IA permet de partir à la recherche de compétences précises ou d'un niveau d'expérience minimum pour un poste prédéfini. Selon une étude de la Harvard Business Review, un recruteur qui suit un algorithme plutôt que son instinct pour recruter augmenterait de 25 % ses chances de choisir le bon candidat. Il existe également des agents conversationnels (ou chatbots ) capables d'engager une conversation avec les candidats afin d'identifier ceux qui conviennent le mieux pour le poste en question. Charge au recruteur de prendre ensuite le relais avec un entretien en one-to-one pour terminer la phase de recrutement. Diminuer les biais décisionnels La plupart de nos décisions ne nous appartiennent pas vraiment. De multiples biais cognitifs se mettent en travers de nos prises de décision chaque jour. Lorsqu'il s'agit d'un recrutement, le stress, l'enjeu, ou le simple fait de se retrouver face à un inconnu et de devoir l'évaluer en très peu de temps sont autant de sources d'erreurs. Les bévues les plus courantes sont celles qui font intervenir le biais de confirmation . On se forge une première impression d'un candidat avant de le rencontrer, et tout l'entretien n'est plus qu'une recherche des indices qui vont permettre de valider cette première impression. L'IA, quant à elle, ne fait « pas de sentiments » ; les algorithmes peuvent décoder de manière objective le contenu d'une conversation et le comparer aux entretiens qui ont déjà eu lieu pour ce poste. La machine aide donc à éliminer les biais conscients et inconscients des recruteurs. Bien utilisée, c'est une garantie de transparence dans la sélection des candidats. Il faut néanmoins être attentif à la manière dont sont programmés les algorithmes pour garantir un processus de recrutement non discriminatoire. Analyser les soft-skills Près de 30 % des entreprises ont déjà recours à l’intelligence artificielle dans leur recrutement, comme L’Oréal ou Amazon. Dans une grande majorité des cas, elles utilisent un logiciel qui passe en revue les CV à la recherche de mots-clés. Mais des procédés plus avancés existent. L’IA peut être par exemple utilisée pour évaluer des entretiens d’embauche enregistrés. La société HireVue propose ce type de dispositif qui a déjà été adopté par certains employeurs. Intonation de la voix, posture, débit de parole, profondeur du lexique utilisé, mimiques et gestuelle : le logiciel analyse de manière très poussée le comportement du candidat mis en situation de stress lors de l'entretien. Certaines solutions techniques augmentent même le niveau de détail de l’analyse jusqu’au visage pour rendre signifiantes les expressions du candidat et tenter d’en déduire les traits de personnalité. Il est alors possible de faire ressortir les soft-skills d'un individu de manière plus évidente. Il est même envisageable de déterminer sa compatibilité avec la culture de l'entreprise, voire de détecter des compétences transposables sur un autre poste à pourvoir. Et donc de réorienter un candidat que l'on aurait peut-être éliminé à ce stade du processus. Davantage de temps pour les tâches à valeur ajoutée Grâce à la bonne utilisation de l'IA et à l'automatisation de certaines tâches rébarbatives ou répétitives, le recruteur dispose alors de plus de temps pour s'atteler avec davantage de concentration aux tâches à forte valeur ajoutée. Il peut s'agir d'organiser un second entretien avec ce candidat atypique sur lequel un doute subsiste, ou de lancer un nouveau chantier comme celui de la mobilité interne ou de la modernisation de la marque employeur. Les grandes marques internationales l'ont bien compris. C'est ainsi que L'Oréal, avec près d’un million de candidatures reçues par an dans le monde et plus de 250 000 candidatures de stage, a fait appel à l'IA pour diminuer son temps de sélection des candidats et accorder plus d'attention à chaque candidat sélectionné https://youtu.be/wYB-EbpiM-Q Un outil au service de l'homme Si elle est bien encadrée, l'utilisation de l'intelligence artificielle permet de recentrer le travail du recruteur sur des tâches à forte valeur ajoutée. En automatisant certaines tâches chronophages ou répétitives qui alourdissent le processus de recrutement, l'IA rend le recruteur plus productif, objectif et renforce la capacité d'une entreprise à faire les bons choix. L'utilisation de l'IA ne peut cependant pas se passer d'une réflexion constante sur le progrès technique et son utilisation par l'homme. L'IA ne peut pas remplacer les ressources humaines ; elle doit rester un outil et non pas devenir une fin en soi ou servir de prétexte pour esquiver les questions morales, éthiques et d'intégrité sous-jacentes à son utilisation dans le cadre d'un processus de sélection de l'homme par l'homme. La machine sera donc d’une aide précieuse aux responsables RH mais ne peut constituer qu'une partie du processus de recrutement.

Je ne veux pas devenir manager ! C’est grave docteur ? 

« Si à 35 ans tu n'as pas envie d'être chef, tu as raté ta carrière ! » Cette phrase, vous l'avez sûrement entendue des milliers de fois dans la bouche de vos amis, collègues ou même vos parents. Cela s'appelle une injonction. Dans l'imaginaire collectif, accéder à une fonction managériale relève d'un aboutissement ultime, du Graal que l'on convoite toute une carrière durant. « C'est enfin mon tour, je vais donner des ordres, moi qui en ai reçu toute ma vie, je l'ai bien mérité. » Il faudrait donc devenir manager pour réussir sa vie professionnelle ? Mais bien sûr que non ! Alors, si votre désamour pour le rôle de leader va croissante au fur et à mesure que vous avancez dans votre carrière, rassurez-vous, vous n'êtes pas tout seul à ne pas vouloir commander les autres. Chef, je ne veux pas être chef ! Depuis plusieurs années déjà — et le phénomène va en s'amplifiant —, les réticences des cadres et salariés à devenir manager sont de plus nombreuses et argumentées. Il ne s'agit pas d'une simple mode. Plusieurs études montrent que les (jeunes) cadres ne se projettent plus dans des fonctions d'encadrement. La première raison est que l'environnement économique a changé : plus incertain, plus volatile et plus compétitif aussi. Le rôle de manager devient dès lors plus exigeant, plus stressant aussi. Conséquence, être le « boss » fait de moins en moins rêver. Ce rôle autrefois prestigieux est aujourd'hui considéré comme trop exposé et pas assez considéré par beaucoup de cadres trentenaires. Selon une étude menée par Audencia Business School, 79 % des salariés ne souhaitent pas devenir managers : 61 % craignent le stress, 56 % la lourdeur administrative et 42 % le manque de reconnaissance en interne. Tout est dit, ou presque. La Belgique, championne des « non-managers » C'est en effet en Belgique que l'on trouve les taux de désaffection pour la fonction managériale les plus élevés. Dans une récente étude menée par Manpower, seulement 3 % des jeunes Belges interrogés veulent arriver au sommet de leur boîte et 1 % ont envie de gérer des équipes. Record absolu en Europe ! Pour Sébastien Delfosse, directeur des ressources humaines de Manpower en Belgique, la génération Y a d’autres priorités : « [Cette génération] voit la carrière d’une façon différente. Le poste de management en tant que tel est peut-être moins un objectif en soi et plutôt un désir de s’épanouir dans la carrière. On voit que les aspirations des jeunes aujourd’hui sont plus au niveau des collègues, de ce qu’ils vont pouvoir apprendre dans leur carrière, et du sens de leur travail, bien plus qu’une fonction hiérarchique en tant que telle. » En revanche, 9 % des jeunes Belges interrogés envisagent de créer leur propre entreprise. Et donc, qu’ils le veuillent ou non, ils finiront bien un jour par devenir managers... de leur propre boîte ! Nouvelles stratégies C'est tout le rapport au travail qui a changé. Les priorités sont ailleurs et on élabore de nouvelles stratégies dans lesquelles viser une fonction de manager devient secondaire. On s'évertue d'abord à essayer de comprendre comment évolue le marché du travail et à gagner en compétences pour assurer son employabilité à long terme. La sécurité de l'emploi est moins une affaire de hiérarchie (« plus je suis haut placé, plus je suis protégé»), qu'une quête personnelle sur la valeur que l'on souhaite apporter à une entreprise avec son savoir-faire et son savoir-être. Manager, un vrai métier Pour les entreprises, ce phénomène est peut-être plus rassurant qu'autre chose. Car rassurons-nous, il restera toujours des volontaires pour manager des équipes et donner des ordres aux autres ! Mais ce qu'a peut-être compris de manière instinctive la génération Y, c'est que manager est un vrai métier. Autrefois, chacun attendait son tour, comme une promotion automatique, un galon symbolique de plus à l'épaule à arborer en réunion ou en soirée — « Eh oui ! je suis passé manager !» — et qui donnait de l'épaisseur à une carrière de cadre. Aujourd'hui, au contraire, on s'aperçoit que diriger une équipe n'est peut-être pas fait pour tout le monde. Pour manager, il faut de vraies compétences, comme l'empathie, la prise de décision, savoir protéger son équipe et monter en première ligne. Ce rôle, autrefois assimilé à celui du général qui reste bien à l'abri dans son QG pour donner l'assaut, se rapproche désormais plus de celui du fantassin les pieds dans la boue, à égalité avec tous ses camarades d'infortune. Mise à plat Et le phénomène est accompagné d'une mini-révolution dans l'organisation du travail de certaines grandes entreprises. Aux organigrammes rigides succèdent des équipes de taille réduite et pluridisciplinaires dont les membres sont investis de la même mission : générer de la valeur ajoutée pour l'entreprise en répondant aux besoins des clients. Moins de chefs, davantage de collaboration et d'intelligence collective pour des projets qui avancent plus vite avec moins d'ordres à donner. Si ce sujet vous intéresse, lisez notre article « La fin des chefs ?» (à venir). To be free Et puis, comme pour illustrer encore mieux ce phénomène, le nombre de travailleurs indépendants a littéralement explosé ces dernières années. La technologie aidant, notamment dans le secteur IT, de nombreux développeurs préfèrent travailler à leur compte en choisissant leur projet plutôt qu'appartenir à une structure au sein de laquelle il leur faudra un jour manager une équipe et abandonner une partie de ce qui les passionne vraiment. Conclusion Alors non, ne pas vouloir devenir manager n'est pas une pathologie, vous appartenez simplement à votre époque et c'est aussi vous qui la façonnez par vos interrogations et vos comportements. Alors, je ne voudrais surtout pas vous donner d’ordre, mais le principal, c’est de trouver un métier qui vous passionne et qui vous permet de vous épanouir, sans vous préoccuper des organigrammes et des évolutions de carrière. Le moment présent, comme on dit !

Inflation : comment aider les salariés à faire face à l’augmentation du coût de la vie ? 

L'inflation, le "mal économique" absolu : 10,5% en décembre dernier, un niveau sans précédent dans notre pays ! L'augmentation des prix a été l'une des thématiques les plus présentes dans les médias en 2022. En 2023, les prévisions ne s'annoncent guère meilleures. En Belgique, on prévoit que l'augmentation continuera à fortement impacter les finances des ménages. Face à ces hausses de prix, de nombreux employeurs mettent en place des mesures destinées à donner un coup de pouce à leurs collaborateurs. Dans cet article, découvrez comment gérer l'impact de l'inflation sur vos équipes L'inflation, le serpent qui se mord la queue ? Le problème avec l’inflation, c’est que tout le monde est impacté. Quand le litre de super sans plomb augmente, les entreprises comme les particuliers sont affectés par cette hausse. Comment l'entreprise, elle-même touchée par l'inflation, peut-elle répondre à la baisse de pouvoir d'achat de ses salariés ? Les partisans d'une politique de l'offre optent pour une "relance", c'est-à-dire pour un soutien de la consommation avec, par exemple, des baisses d'impôts pour les ménages les moins aisés et des hausses de salaires. C'est le principe de notre mécanisme belgo-belge d'indexation automatique des salaires. En janvier 2023, les secteurs comme la CP200 se dirigent d'ailleurs vers une augmentation des salaires de plus de 10 % qui concerne des milliers d'entreprises. De l'autre côté, les partisans d'une politique de la demande critiquent ce système injuste qui met la pression sur des entreprises déjà en difficulté. Pire, certains pointent du doigt le côté pervers des augmentations de salaire forcées qui incitent en retour les entreprises à augmenter le prix de leurs produits et services. Sans compter une hausse des coûts salariaux qui érode la compétitivité des entreprises nationales. Bref, c'est un débat sans fin qui ne sera pas tranché dans cet article et des rapports entre salariés et employeurs qui peuvent potentiellement se tendre. Alors sans attendre les hausses de salaires, de nombreuses entreprises ont mis en place des mesures pour amortir le choc de la hausse des prix. Il y a plusieurs façons pour une entreprise de répondre à la baisse de pouvoir d'achat de ses salariés en période d'inflation : Augmenter les salaires plus rapidement C'est l'une des solutions les plus évidentes. Certaines entreprises ont pris les devants en engageant des négociations avec les représentants du personnel dès 2021 afin de programmer et d'étaler de manière intelligente les hausses de salaires. Dans le centre de la France, à Clermont-Ferrand, les salariés de Michelin ont eu droit à une double augmentation de salaire en 2022 : une première en mai, puis en juillet. En moyenne, de 3 à 6 % d'augmentation au total. Un coup de pouce bienvenu et qui a augmenté le capital sympathie de l'entreprise chez les salariés. Même idée chez AB InBev, l'entreprise de bière belge, qui a annoncé dès 2021 qu'elle allait augmenter les salaires de ses employés de 2 % par an en moyenne pour faire face à l'inflation et à l'augmentation des coûts de la vie sans attendre les effets de l'indexation automatique. Affiner sa politique salariale Certaines entreprises ont décidé de mener une réflexion plus fine sur les salaires en partant du principe que les salariés qui se situent en bas de la grille salariale sont ceux qui souffrent le plus de la hausse des prix. Chez Veolia, par exemple, Estelle Brachlianoff, la CEO (oui, c'est une femme !) a pris deux mesures phares : Tous les salariés qui gagnent moins de 50 000 euros par an (soit 85 % des salariés) verront leur salaire de base augmenter de 5 à 6 % en 2023. Veolia a également planché sur une nouvelle répartition entre salaire fixe et salaire variable en étant plus souple sur l'obtention de certaines primes trimestrielles. Les avantages en nature En offrant des avantages en nature tels que des repas gratuits ou une assistance médicale, les entreprises peuvent aider leurs employés à faire face à l'inflation. Quand l'inflation fait flamber les prix, il faut aller droit au but. Parmi les mesures les plus efficaces prises par les entreprises en 2023 pour maintenir le pouvoir d'achat : la renégociation de leur assurance santé collective pour offrir une mutuelle d'entreprise plus avantageuse, notamment sur le remboursement des frais dentaires et d'optique ; la revalorisation des allocations de télétravail visant à compenser les dépenses engagées par les salariés qui travaillent à distance ; pour ceux qui travaillent sur site, une aide pour se déplacer. Veolia rembourse par exemple à 100 % (au lieu de 50 %) les passes mobilité, comme le passe Navigo (transport en commun) en Île-de-France, pour l'ensemble des salariés qui en font la demande. C'est dans l'air du temps : plusieurs entreprises belges, comme KBC, ont instauré des "Forfaits mobilités durables", permettant d'indemniser, dans la limite de 700 euros par an et par salarié, les employés qui utilisent des modes de transport doux (vélo, trottinette électrique, covoiturage, etc.) pour se rendre au bureau. La revalorisation de l’épargne salariale et les retraites A en croire le baromètre 2022 Epsor sur la Rémunération et les avantages sociaux, "l'épargne salariale et retraite est l'élément de rémunération favori des entreprises et de leurs salariés. Et pour cause, elle permet aux salariés de se constituer un pécule afin de financer des projets à moyen et long terme, le tout dans des conditions avantageuses". En période d'inflation, voici plusieurs façons d'activer ce levier : la mise en place d'un accord d'intéressement prévoyant l'attribution d'une prime d'intéressement aux collaborateurs lorsque des objectifs fixés par l'accord sont atteints ; l'instauration d'une passerelle permettant aux salariés d'alimenter leur Plan Épargne Retraite en utilisant les jours épargnés sur leur Compte Épargne Temps ; le versement d'un supplément d'intéressement, en complément des primes d'intéressement déjà octroyées, afin de renforcer le pouvoir d’achat des employés Promouvoir un mode de vie plus sain, améliorer la qualité de vie au travail Dans une entreprise, il y a des coûts cachés, dans la vie aussi. En encourageant les employés à adopter des habitudes de vie saines, comme manger sainement et faire de l'exercice régulièrement, les entreprises peuvent contribuer à réduire les coûts liés à la santé et aider les employés à faire face à l'inflation. Parmi les mesures plébiscitées par les salariés et les entreprises on retrouvera en 2023 : Offrir plus de flexibilité au travail, comme le télétravail ou le travail hybride, afin d'aider les salariés à mieux gérer leur temps et à réduire les coûts liés aux déplacements ; Offrir une formation professionnelle : acquérir de nouvelles compétences permet aux salariés de progresser et de se développer personnellement, et de faire évoluer leur carrière. Ils deviennent ainsi moins vulnérables face à la crise et peuvent prétendre à des augmentations de salaires ou des promotions sur le long terme. Pour certaines catégories de travailleurs, des entreprises, comme KFC aux Etats-Unis, ont mis en place des programmes de coaching destinés à apprendre à leurs salariés à mieux gérer leurs finances et à détecter les foyers les plus en difficulté. Communiquer avec ses collaborateurs Sachez que vos salariés, en particulier les plus jeunes (Millennials et Génération Z), attendent de vous que vous preniez en compte les questions qui les touchent personnellement, tant sur le lieu de travail qu'en dehors. L'inflation fait partie de ces thématiques qu'il ne faut pas mettre sous le tapis et faire comme si de rien n'était. En règle générale, il est toujours utile d'anticiper plutôt que de devoir réagir en urgence. Faites savoir aux collaborateurs que vous êtes conscient de leurs problèmes en cette période difficile, que vous vous souciez d'eux et que vous voulez les soutenir. Ils se sentiront ainsi mieux écoutés et valorisés, et seront moins susceptibles de réagir de manière disproportionnée en cas de stress. → Vous rencontrez des difficultés à recruter sur certains postes ? Vous ne recevez pas assez de candidatures pour faire votre choix ? → Vous avez tout essayé, mais les postes vacants freinent toujours votre développement ? Avez-vous pensé au recrutement vidéo ? Si vous voulez faire passer votre processus de recrutement à la vitesse supérieure et attirer les meilleurs talents du marché, Betuned vous accompagne en présentant vos offres d'emploi de manière innovante grâce à la vidéo. Contactez-nous pour un rendez-vous ou un video-call sans engagement !

Jobboards : the end of the dinosaurs? 

Bad times for job boards. Online recruitment platforms are experiencing a decline in popularity and effectiveness and are increasingly becoming the dinosaur of recruitment tools. Their proliferation, the increasing digitalization of HR processes and their lack of innovation have contributed to a degraded candidate experience and their usefulness to employers. Let's discover the reasons for this decline in performance and the alternatives to explore to find the best talent. The paradox of job boards Let's put things into perspective: job boards are certainly less fashionable, but it must be said that in most countries of the world they are the most used recruitment channel. Indeed, 80% of job seekers start their search on a job board, it is one of the first natural reflexes when looking for a job. But another statistic should alert us: only 12% of people who visit a job board will apply for a job! What do they do next? They type the name of the company on Google, search on Glassdoor, on Facebook, or apply on other platforms. This is a brief description of the paradox that could eventually cause the disappearance of some job boards. Many candidates and recruiters have become accustomed to using job boards as an obvious tool to search for a job or to recruit. But it is obvious that the efficiency is no longer there. Too much is too much! A job board is good, but 300 job boards are no longer useful. The proliferation of these job boards has certainly contributed to their decreased efficiency. Companies find it difficult to update their offers or to personalize them according to the site on which they are posted. In times of talent shortages, they also tend to put the gas pedal on multi-posting and hope to increase their chances of finding the right person. Candidates feel overwhelmed by all the similarities and duplication of offers. Untargeted applications Faced with this ocean of job offers in which one has to survive, everyone has their own strategy. One of them is to apply en masse without concentrating on the offers that best correspond to your skills. And that's what can make it difficult for employers to find qualified candidates. Candidates are becoming more passive Job boards are being challenged by changing attitudes towards job hunting. Of course, almost everyone needs a job, but it is estimated that 80% of the talent available on the market - and often the best - is not actively searching. Nevertheless, if you manage to arouse their interest, there is a good chance that they will want to change jobs. So a job board doesn't seem to be of much use in finding and recruiting these talents. Recruiters prefer to use other more efficient and specific methods and channels, such as direct approach on social networks or inbound marketing content strategies. And to stand out from the competition in a crowded job market, some call upon Betuned to present their job offers in the form of high-impact video capsules broadcasted in an ultra-targeted way on social networks. With Betuned, you receive on average 30 times more targeted applications than with a classic offer and we can even select the 10 best resumes for you! The new uses of digital Amazon, Netflix or Uber have given us bad habits. We want everything, right away, because we know it's possible. The same goes for the job search: the lack of information about the company, the long application forms, the cover letters, wasting 15 minutes to create a profile... all this is a thing of the past for the young generation. Today, candidates prefer to use Google, LinkedIn, recommendations from their networks or contact companies directly rather than going through a job board. Betuned recommends you to think about your presence on social networks on a regular basis. Did you know for example that TikTok has become the preferred search engine among young people? An easy cooking recipe, a restaurant in Lisbon, changing a bike wheel, learning how to jump rope... TikTok is full of short, attractive and immersive content. To recruit the young generation, Betuned also helps you define an editorial line, an adapted content strategy and its execution. LinkedIn and TikTok are part of it! Recommendation and cooptation Knowing someone who knows someone who could do the job... Employee recommendations are an effective way to recruit new employees. When considering key recruitment metrics, employee referrals are often more effective than job boards, even if volumes are sometimes limited. Employee referrals are particularly useful in reducing time to hire, cost to hire, time to onboard and increasing retention. Employers are coming to understand that top talent knows other talent. As a result, they are more likely to rely on employee referrals to find new candidates. And that's a huge gain over job boards. Instead of posting a job, sifting through hundreds of resumes and conducting dozens of interviews, employers prefer to use employee referrals to build a pool of candidates. This allows them to find new employees quickly without having to go through a lengthy and costly recruitment process. In conclusion, it is important to note that job boards, once very effective and still widely used, have adapted their model little or poorly to the reality of employer-employee relationships, which has contributed to the popularity of new, more efficient job search methods. It is therefore crucial for companies to diversify the recruitment channels they use and implement a digital recruitment strategy to maximize their chances of finding qualified candidates. Are you struggling to recruit new talent? Betuned helps you accelerate your recruitment process thanks to video recruitment. Attract the best candidates on the market by presenting your job offers in an innovative, impactful and large-scale way to attract the best talents. Contact us !

Human after all? L’impact du digital sur les métiers de la vente

Human after all? The impact of digital technology on sales jobs and skills Impact. Is this word too strong? Or maybe not the right one to describe the upheaval now affecting the labour market? For many sales professionals, the mention of concepts such as big data, marketing automation or artificial intelligence is a source of stress and even fear for the future of their jobs or profession: “Am I going to be replaced with a robot or an algorithm in the near future? “ Spoiler alert: the answer is “no, not immediately, and not everyone”. If you want to know more about the future of sales jobs in a 100% digital world, then read on! Actually, it’s the customers that have changed. If you believe the salesforce of tomorrow are going to be replaced with robots able to prospect, identify leads and write a business proposition faster and more efficiently than the most experienced salesperson, you are mistaken. The first revolution is taking place upstream, at customer level. Both B2B and B2C customers are increasingly well-informed and wised up. Through the internet and social media, they have access to reviews, demonstration videos, and informative articles, and can even request an offer in a few clicks. It has been estimated that by the time they make a decision to buy the customer has already gone through 70% of the decision-making process. For instance, by the time they get in touch with a car dealership, over 70% of customers know more than the salesperson about the competing models, their prices and their engines. Google has even conceptualised this change, calling it ZMOT (‘Zero Moment Of Truth’) between the time we find out about a product’s existence (through an ad, a recommendation, etc.) and the time we actually make the purchase. We have got into the habit of seeking out and collecting large quantities of information that will inevitably influence our decision. In the old days, things were definitely simpler. A customer would receive a ‘stimulus’ and contact the company, and the salesperson’s job was to clinch the sale by relying on their knowledge of the product, which was far more extensive than the customer’s. Today, therefore, thanks to – or due to – the new technologies, customers are more independent, unconstrained and demanding. So which are the jobs that will disappear in the wake of tech? Just as the internal combustion engine replaced animal traction, technological progress is continuing its implacable advance. This is also commonly known as ‘progress’. In his reference work, Les robots, mon emploi et moi (‘Robots, my Job and Me’), researcher Erwann Tison has performed a tentative analysis by classifying jobs in four categories: jobs that will be replaced with robots, jobs that will face competition from AI, jobs that will be enhanced by the new technologies and those that will be protected from the effects of the revolution. The author adds: “Sales jobs are somewhere between Categories 2 and 3. Salespersons who simply repeat the characteristics of a product without taking the time to understand the customer will just as simply be replaced by a chatbot or customer-interaction software. “ Obvious, right? Another study by Frey and Osborne estimates that salespersons with roles such as helpdesk agents or telemarketers are 99.99% sure of being replaced with software. When performing simple, recurring tasks, machines perform just as well and can ‘sell’ as well as a human being. Do these studies herald the end of sales functions? Not in the least! Dear salespersons, do not fear: you hold most of the trump cards you need to take advantage of the tech invasion. Digitising the sales function Companies and good salespersons need to anticipate future changes so as not to let themselves be overtaken. In the case of sales processes, tech opens up new opportunities to attract, identify and convert leads to prospects to customers at minimum expense to the company. To approach a customer, you no longer send them an offer, but attract them to an exclusive, customised, high-added-value offer. AI and big data have introduced new forms of pre-sales interaction, tools for analysing prospect and customer data, that open up sales opportunities and productivity gains. This is known as ‘enhanced sales’: the use of tech to better map, target, use selling points and sell. It is no coincidence that more and more data analysts are being included in sales teams to develop data-storytelling and social-selling tools. A few pointers concerning tech The digitisation of the workplace has a twofold effect on knowledge: it makes it accessible very quickly and renders it obsolete just as fast. Just like the article you are reading. The best advice to a salesperson keen to understand the impact of tech on their job is to keep a close watch on technologies such as AI or big data. Our advantage compared with last decade is that people can learn about many subjects continuously, at their own pace and at home. The winners of this fourth industrial revolution will be those who keep moving by acquiring new skills over time and realise that other skills are no longer relevant. Conclusion Tech provides major opportunities for the development of sales functions. New markets, the ability to interact remotely with customers, behavioural analysis by means of AI, development of loyalty systems… the list of potential opportunities is a long one! And long live our salesforce!

DevOps: the basics in five minutes 

In computer development, DevOps refers to a set of practices which puts the emphasis on collaboration and communication between software developers and IT operations professionals. Trendy term, “portmanteau” or real paradigm shift? We tell you everything you need to know about DevOps in just five minutes! DevOps? Conceived in 2009 in Belgium by the computer scientist Patrick Debois, the DevOps movement is intended to bring together two different skill sets: development (Dev), on the one hand, and systems and architecture administration (Ops), on the other. The term DevOps was born from the union of development and operations. Its goal is to improve communication between the two teams. DevOps is intended to create a culture and an environment in which the design, testing and deployment of software can be carried out rapidly, frequently and efficiently. DevOps is more than just a methodology: it’s a true work philosophy and a collaborative continuous improvement process. Note: in certain small organisations, the two skill sets are sometimes combined in a single person to promote better application design and greater productivity. However, the role of the DevOps engineer is to bridge the two fields and not to be a kind of Swiss knife that can take on every task. How was DevOps born? The arrival of DevOps is the result of the growing success of agile software development, thanks to which companies deploy applications more quickly and more frequently. Companies are looking for ways to overcome the constraints of their new version management processes and the need to develop processes which automate software integration and delivery has become increasingly important. Over the past few years, development and operations teams have had to improve their working methods significantly. Today, the need to realign the two teams is increasing. The DevOps movement was born of, and is continuously fed by, this need for realignment. DevOps is at the origin of a philosophy which has completely transformed the way in which IT professionals understand the stability and operation of the systems they manage, as well as their own role in the added-value flow, from beginning to end. Cloud computing and SDN (software-defined networking) are two aspects which have accelerated the destruction of the silos which separate development and operations teams. DevOps has become a cross-functional discipline which integrates all of the stakeholders of the company around a development project. What is the main objective of DevOps? The main objective of DevOps is to combine the automation and management of all of the steps of the software development life cycle from integration to deployment and infrastructure administration, including the test and release phases. DevOps is intended to shorten development cycles, increase deployment frequency and guarantee the release of reliable versions while remaining consistent with company objectives. Why implement DevOps? By encouraging cooperation between developers (Dev) and the people responsible for IT production (Ops), DevOps aims to create a more effective digital experience for application users, regardless if they are employees or customers. Software automatically performs better when the constraints of IT production are taken into account from the programming phase on. The number of bugs and security failures also decreases. Continuous improvement Systems administrators and development teams continue to work together after the applications are deployed. The goal is to solve any problems that might arise with the software regardless if they result from the application as such or from its dependencies on other information system layers (application server, physical server, cluster, etc.). This also highlights the value of having the two teams working together closely as solutions to incidents are found more quickly. The challenge of DevOps is to improve user satisfaction. The main benefits of DevOps The DevOps movement brings together and continues to integrate many principles and best practices which can be implemented by IT organisations of all sizes (internal and external). Experience has led to an approach which is intended to improve the way in which IT provides added value to customers. Certified DevOps professionals meet this goal thanks to better communication and collaboration between the IT teams and better integration of techniques, processes and people. The benefits of DevOps include: improved code, product and services quality (decrease in errors, greater success rate for changes, etc.); increased efficiency (e.g., optimisation of the time dedicated to activities which create added value, unprecedented added value for customers); shorter times to bring products to market; better alignment between IT and the business lines; smaller versions released very quickly and at a much higher frequency; increased productivity and customer and staff satisfaction; fewer risks and re-writes; a reduction in long-term costs. DevOps challenges DevOps isn’t a methodology or a change in process. It requires a change in company culture. This is a real challenge since the conflicting goals of the IT departments make the cultural change difficult. Operations teams look for stability, whereas developers make frequent changes and testers are there to minimise risk. Collaboration and the intelligent integration of the teams are decisive challenges for the implementation of DevOps in a company. What profiles are sought after? As a result of the customer-oriented development done by companies and the growing adoption of DevOps, the expertise (or, rather, dual expertise: developer and systems engineer) required for DevOps is increasingly sought after by companies. A 2018 RegionsJob study revealed that DevOps expertise was among the top three skills sought after in the IT sector in Europe. While there isn’t currently any formalised training available, the future looks bright for upcoming IT engineers who can seize on the DevOps opportunity.

Faites bonne impression : évitez ces 5 attitudes qui peuvent nuire à votre image 

Dans la vie professionnelle, nous avons tous été confrontés à la situation de rencontrer quelqu'un - un manager, un collègue, un client important - pour la première fois. Notre premier réflexe est de vouloir faire bonne impression et de dégager une image positive. C'est encore plus vrai lorsque la personne en face de nous jouit d'un statut supérieur ou s'il s'agit de quelqu'un que nous admirons. Malgré tous nos efforts et un peu à cause du stress, il est pourtant facile d'adopter certaines attitudes qui vont nuire à la première impression que nous allons donner. Dans cet article, découvrez cinq attitudes à éviter pour poser les bases d'une relation solide en faisant bonne impression J’adore tout ce que vous faites !! Il est important de ne pas trop en faire lorsqu'on rencontre une personne que l'on admire, que l'on estime ou à laquelle on doit du respect. Par exemple, lorsque vous vous retrouvez avec le big boss dans l'ascenseur ou que vous prenez vos fonctions dans un nouveau job, il peut être tentant de lui faire de nombreux compliments. Mais le problème, c'est que cela peut vous mettre en situation d'infériorité et rendre la conversation ou la collaboration difficile. Le mode "groupie" n'est pas idéal pour faire bonne impression. Votre interlocuteur aura tendance à se désintéresser de vous. Au lieu de cela, il est préférable de chercher à établir un rapport de collaboration horizontal, où les deux parties sont sur un pied d'égalité. Gardez vos compliments pour plus tard et n'oubliez pas qu' être sympa ou élogieux ne vous aidera pas forcément. Même si cela peut être flatteur de recevoir de nombreux compliments, il est important de ne pas en faire trop, car cela pourrait donner l'impression que l'on essaie de se mettre en avant aux dépens de l'autre personne. Au lieu de cela, il est préférable de donner des compliments sincères et mesurés, qui montrent que l'on apprécie la personne sans la mettre sur un piédestal. Dévoiler ses opinions tout de suite Vous savez pourquoi autant de dîners de Noël finissent en pugilat ? C'est parce que lorsque vous réunissez les membres d'une même famille autour d'une table, ces personnes ont a priori le sentiment de se connaître et de partager les mêmes opinions. Mais l'alcool aidant, les blagues du papy conservateur et xénophobe commencent rapidement à nous chauffer les oreilles. Lorsque l'on rencontre quelqu'un pour la première fois, il est donc important de ne pas trop en dire et de garder ses opinions pour plus tard. Même si vous êtes enthousiasmé par la conversation et que vous avez envie de partager vos opinions, il est préférable de prendre le temps de connaître la personne avant de lui faire part de vos points de vue. Cela peut être particulièrement vrai si vous discutez de sujets professionnels sensibles. Cela peut aider à créer un climat de confiance et de respect mutuel, qui est essentiel pour une bonne première impression S’apitoyer sur son sort Tout le monde a des problèmes. C'est une évidence. Mais cela ne signifie pas que nous devons en parler à tout le monde, surtout lors d'une première rencontre. Lorsque vous postulez pour un emploi ou que vous passez un entretien d'embauche, il est essentiel de vous montrer positif et d'éviter de vous apitoyer sur votre sort ou de vous plaindre de vos problèmes. Cette attitude peut même être perçue comme une forme de manipulation maladroite. En parlant uniquement de vos problèmes, vous risquez d'accaparer l'attention de l'autre personne et de la décourager à poursuivre la conversation. Il est important de montrer votre intérêt pour l'autre personne et de poser des questions sur ses centres d'intérêt, ses expériences et ses ambitions. Cela vous permettra de créer un lien de confiance et de vous montrer sous votre meilleur jour. S'il s'agit d'un entretien d'embauche, évitez de parler de vos difficultés financières ou de vos problèmes de couple. Si vous avez affaire à un manager, montrez votre motivation et votre dynamisme même si vous travaillez sur un projet délicat et que les résultats ne sont pasencore au rendez-vous. La mitraillette à questions La quatrième attitude à éviter est l'interrogatoire. Lorsque l'on rencontre quelqu'un pour la première fois, il est important de ne pas le bombarder de questions. Cela peut donner l'impression que l'on n'est pas intéressé par la personne en tant qu'individu, mais seulement par les informations qu'elle peut nous donner. Dans la vie professionnelle, quelqu'un qui vient vous soutirer des informations sans raison peut vous rendre paranoïaque. Cette attitude est donc à éviter. Au lieu de cela, il est préférable de poser des questions ouvertes et de montrer de l'intérêt pour l'autre personne en écoutant attentivement ses réponses, comme dans un round d'observation. Tous les bons commerciaux le savent, c'est celui qui parle le moins qui vend le plus !" Faire comme si tout le monde était votre ami Imaginez que le stagiaire qui est arrivé la semaine dernière vous accueille lundi matin en vous donnant une grande tape dans le dos accompagnée d'un 'Salut mon pote, t'as passé un bon week-end ?' Vous l'avez compris, la dernière attitude à éviter est l'excès de familiarité. Parfois, il s'agit d'un réflexe maladroit qui consiste à vouloir créer une connexion affective avec quelqu'un trop rapidement. Voici un autre exemple de situation : vous venez d'être embauché, déjeuner d'équipe, un de vos collègues raconte une blague un peu osée, un peu vulgaire mais qui fait rire tout le monde. Vient votre tour, vous en avez une du même style dans votre répertoire. Gardez-la pour dans six mois, car en faisant preuve de trop de familiarité trop vite, vous risquez de nuire à votre image pour toujours. Lorsque l'on rencontre quelqu'un pour la première fois ou que l'on le côtoie depuis peu, il est important de respecter les limites de l'autre personne et de ne pas être trop familier. Cela peut être perçu comme de l'irrespect et peut mettre l'autre personne mal à l'aise. Il est préférable de respecter les codes de politesse et de ne pas être trop familier, surtout dans le cas d’une relation naissante. En suivant ces conseils, vous serez en mesure de faire une première impression positive et de construire des relations solides avec les personnes que vous rencontrez. N'oubliez pas que la première impression est importante, mais qu'elle n'est pas tout. Il est également important de maintenir une bonne communication et de démontrer de l'intérêt pour l'autre personne sur la durée. Voilà, et maintenant c'est à vous de jouer ! Retrouvez tous nos conseils pour trouver le job de vos rêves et vous épanouir dans votre vie professionnelle sur notre blog et consultez nos offres d'emploi en vidéo sur Betuned .

Comment le Big Data transforme-t-il la gestion des ressources humaines ? 

Le Big Data bouleverse les activités de nombreux métiers. La capacité à analyser de grandes quantités de données permet aujourd'hui aux entreprises de mieux anticiper les évolutions de leur marché et de prendre des décisions stratégiques éclairées. La fonction Ressources Humaines est un peu plus frileuse quant à l'utilisation des données. Dans cet article, nous vous expliquons tout sur le lien entre le Big Data et les RH et nous vous montrons même comment vous en servir pour mieux connaître vos collaborateurs, améliorer vos recrutements ou fidéliser vos talents en leur proposant des parcours personnalisés. Qu’est-ce que le Big Data ? Pourquoi les performances du candidat "idéal" sont-elles finalement décevantes ? Pourquoi un commercial a-t-il signé plus de contrats qu'un autre ? Quelles sont les ressources clés susceptibles de quitter leurs fonctions dans les prochains mois ? Quels seront les coûts et pertes pour l'entreprise ? Voici quelques-unes des questions auxquelles vous serez peut-être capable de répondre rapidement et avec exactitude grâce au Big Data. Le Big Data ou "données massives" désigne simplement le volume important d'informations (sur ses clients, ses collaborateurs, son marché, ses concurrents...) que une entreprise est en mesure de collecter, d'amasser et de stocker à des fins d'analyse. Ces informations sont ensuite stockées dans de grandes bases de données. Ensuite, en fonction des besoins de chaque utilisateur (par exemple, au département RH), certaines données sont traitées par de puissants algorithmes qui établissent des corrélations entre elles. L'objectif final est d'avoir accès à une analyse fine d'une situation, de l'expliquer rationnellement et de définir des scénarios possibles pour le futur. L'analyse de grandes quantités de données permet, par exemple, à un service RH de faciliter et d'orienter un grand nombre de décisions concernant, par exemple, le recrutement, la gestion des salariés, la mise en place de formation, etc. Big Data : vous y êtes presque ! En réalité, les services RH utilisent déjà les données pour prendre des décisions. Certaines données sont "gratuites" et immédiatement exploitables. Elles sont générées par les salariés eux-mêmes (absences, jours de congés, salaires...). Le fichier qui contient toutes les informations sur vos collaborateurs, qu'il s'agisse d'un gros tableau Excel ou d'un logiciel RH, est en réalité une base de données à partir de laquelle vous pouvez obtenir de nombreuses informations pertinentes. Le Big Data, c'est simplement passer à l'étape suivante, voire même voir les choses en plus grand en faisant le lien avec davantage de types d'informations : par exemple, croiser un taux d'absentéisme élevé avec une fonction ou un lieu de production spécifique et en tirer des conclusions. Peut-être devrez-vous vous doter d'un outil d'analyse de données ou de visualisation de données pour y accéder plus facilement. Différents cas d’utilisation du Big Data pour les RH L'idée principale du Big Data est qu'avec un plus grand nombre d'informations et la possibilité de les corréler et de les analyser, le service RH acquiert une meilleure compréhension du fonctionnement de l'entreprise. Faciliter les recrutements : La data peut vous aider à identifier rapidement les candidats les plus pertinents pour un poste de manière plus efficace que les méthodes de recrutement traditionnelles. D'après une étude de la Harvard Business Review, il serait possible d'augmenter de 25 % ses chances de choisir le bon candidat pour un poste en suivant un algorithme plutôt que son instinct et son expérience.Grâce à la numérisation des processus de recrutement, les recruteurs ont accès à une grande quantité d'informations, et la data RH peut vous aider à simplifier votre processus de recrutement en vous permettant d'évaluer rapidement les éléments importants et pertinents de chaque candidature et de pré-sélectionner les meilleurs profils. On appelle cela le Parsing CV et certains ATS le proposent déjà. De plus, les données peuvent vous aider à évaluer les compétences de certains candidats en utilisant des questionnaires ou des tests en ligne. Vous gagnez du temps et de l'énergie tout en améliorant la qualité de votre processus de recrutement. "Les premières applications du Big Data dans les RH concernent les recrutements. En effet, grâce à des algorithmes puissants, les entreprises peuvent "matcher" les compétences indiquées dans les CV avec les besoins des postes à pourvoir. Si ces algorithmes peuvent être utilisés sur les CV reçus par les entreprises, ils peuvent aussi aller explorer le web, notamment les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo...), David Bellaiche - Althéa Fidéliser les talents Utiliser ses données de manière stratégique peut vous aider à identifier les opportunités et les problèmes en matière de parité, d'emploi aidé, de développement des compétences et de formation. Les outils de visualisation de données peuvent faciliter la compréhension et l'analyse de ces données. Par exemple, en combinant des données sur l'ancienneté des employés, leurs parcours et leurs performances avec les opportunités de promotion, vous pouvez améliorer la mobilité interne ( + article sur la mobilité) et réduire les coûts de recrutement en prenant des décisions plus équitables pour tous. Cependant, dans les grandes entreprises, il peut être difficile de traiter manuellement ces données pour répondre aux exigences des talents stratégiques, qui sont de plus en plus exigeants vis-à-vis de leur DRH et qui n'hésitent pas à changer d'employeur s'ils ne sont pas satisfaits de leurs perspectives d'évolution et de leur suivi de carrière. Des solutions logicielles peuvent aider les managers à identifier les talents à risque et à les sécuriser avant qu'ils ne quittent l'entreprise. "En permettant de faire de l'analyse prédictive, le Big Data permet d'anticiper les départs et de mettre en place des stratégies de fidélisation des collaborateurs. L'absentéisme est également mieux anticipé et géré", souligne David Bellaïche. Grâce au Big Data, la politique salariale gagne également en performance. Ainsi, en recoupant leurs grilles salariales avec celles d'études antérieures, les entreprises sont plus pertinentes en matière de rémunération".David Bellaiche - Identifier les meilleurs canaux de recrutement Approche directe, réseaux sociaux, inbound marketing, jobboards, page carrière, parfois les recruteurs sont un peu perdus. Il est certes important de diversifier ses canaux de recrutement, mais comment savoir lesquels sont les plus efficaces ? En utilisant le Big Data sur une période longue, vous pouvez analyser vos efforts de recrutement passés pour identifier les canaux les plus performants et ainsi économiser vos précieux budgets tout en obtenant de meilleurs résultats. Par exemple : vous pourriez constater que LinkedIn a généré peu de candidats par rapport à Indeed, alors que vous y avez passé beaucoup de temps sur les deux plateformes. Mais une analyse plus fine pourrait aussi révéler que les "candidats LinkedIn" sont plus fidèles, plus performants ou mieux en phase avec votre culture d'entreprise. Mieux gérer l’absentéisme et améliorer la QVT Les absences pour cause de maladie nuisent à la productivité de l'entreprise. Le problème c'est qu'elles sont difficiles à analyser. L'hiver, par exemple, "tout le monde a la grippe" et le taux d'absentéisme a tendance à augmenter. Mais cette statistique peut masquer un mal plus profond et structurel. La mise en place du travail hybride réduit encore plus le champ de vision des services RH. Des modèles d'analyse de données peuvent vous aider à déterminer les périodes de l'année où les absences pour maladie sont les plus fréquentes, à en identifier les causes réelles et à mettre en place un plan d'action pour atténuer les problèmes liés à une baisse de productivité et à un niveau de stress plus élevé. Big data et RH nous n’en sommes qu’au début À l’instar des directions marketing et commerciale qui, grâce aux Big Data, proposent à leurs clients des offreset des services personnalisés, les responsablespeuvent utiliser ces outils pour personnaliser leur relation avec les collaborateurs. Conscientes que la création de valeur repose sur les compétences internes, tout l’art d’une Direction RH consiste à les identifier, à les recruter et à mettre en place des stratégies de fidélisation. Un DRH qui utilise le Big Data sera à même de remplir cette mission. Il occupera alors un rôle majeur au sein de l’entreprise.