Notre blog

Découvrez si le métier d’électricien est fait pour vous ! 

En quoi consiste le métier d’électricien ? Du diagnostic à la maintenance, en passant par la pose des câbles, prises ou tableaux électriques, l’électricien est un ouvrier qui est responsable du bon fonctionnement de tout le système électrique d’un bâtiment. On ne s’ennuie jamais quand on est électricien ! L’électricien peut travailler sur différents chantiers plus ou moins complexes, comme le système électrique d’une maison particulière, l’installation d’une climatisation dans un appartement, d’un ascenseur dans une entreprise ou la maintenance d’une centrale nucléaire. Sur les gros chantiers, il est amené à travailler avec plusieurs autres professionnels du BTP — architecte, peintre en bâtiment, carreleur, plombier… — avec lesquels il doit coordonner son travail pour mener à bien le projet. Quelles sont les missions principales qu’il réalise au quotidien ? Quand il travaille sur un nouveau projet, l’électricien se base sur des plans et des schémas de montage pour déterminer l’emplacement des différents éléments de l’installation électrique. Il va ensuite installer les gaines et les supports, poser les câbles, mettre en place les différents appareillages tels que les tableaux, les armoires, les prises ou les appareils de chauffage et en effectuer les raccordements. Puis, il procède à la mise en service . C’est également lui qui va procéder à la mise aux normes de ces installations via une série de tests. Son rôle en termes de sécurité est donc essentiel. En rénovation, il est chargé de remplacer les anciennes installations électriques pour en assurer la conformité aux normes. Qu’est-ce qui fait l’intérêt du métier d’électricien ? C’est la diversité des missions, nous l’avons évoqué plus haut, mais il y a beaucoup d’autres aspects très passionnants dans le métier d’électricien. Le travail en équipe À bas le mythe de l’électricien qui travaille en solitaire. L’électricien travaille presque toujours en équipe. Il est également au contact du client final (professionnel ou particulier) auprès duquel il doit savoir faire preuve de pédagogie pour expliquer son diagnostic ou ce qu’il s’apprête à réaliser. Grâce à la technologie, un métier en constante évolution Domotique, informatique, objets connectés, sécurité… L’électricien moderne n’est plus un simple poseur de câbles. C’est un touche-à-tout curieux dont le métier est en pleine révolution technologique grâce à l’arrivée de l’informatique qui lui donne accès à de nombreuses possibilités d’évolution. On remarque d’ailleurs une forte propension de professionnels du secteur informatique IT qui se lancent dans le métier d’électricien pour faire levier sur leurs compétences en matière de programmation par exemple. Un acteur clé de la transition énergétique L’électricien joue également un rôle important en termes de développement durable . Il va donner des conseils à ses clients sur les nouveaux produits et leurs usages et va leur proposer des solutions en termes d’économie d’énergie. Il doit, pour ce faire, bien maîtriser l’énergie et en particulier les nouvelles énergies. Il peut ainsi se spécialiser en écoconstruction , qui définit toute construction assurant confort et santé des habitants dans le respect de l’environnement. Il s’assure notamment que ses installations n’émettent pas de champs magnétiques. Se mettre à son compte Si vous avez un état d’esprit entrepreneurial , ce métier est fait pour vous. Électricien est l’un des métiers du bâtiment qui recensent le plus d’indépendants et de PME. Pourquoi une telle situation ? C’est parce qu’intervenir sur de petits chantiers (des maisons individuelles, de la maintenance ou de la rénovation) requiert un certain niveau d’organisation qu’une grande entreprise a parfois du mal à atteindre au meilleur prix. Il faut pouvoir intervenir rapidement avec la bonne expertise tout en maîtrisant ses coûts de fonctionnement, ce que les électriciens indépendants savent souvent très bien faire. Comment devenir électricien ? En Belgique, plusieurs voies mènent au métier d’électricien. De nombreux établissements scolaires de l’enseignement secondaire proposent des sections qualifiantes en électricité. Les cours ont lieu en journée durant les cinquième et sixième années du cycle secondaire. Une autre possibilité est d’intégrer un centre de formation en alternance en électricité ( CEFA ) durant deux ans. Les élèves de 18 à 25 ans alternent entre cours théoriques et apprentissage pratique auprès d’un électricien qualifié. D’autres centres de formation ( IFAPME ) proposent un apprentissage en alternance en trois ans. Les cours se suivent en journée ou en soirée. Les semaines se déroulent à raison d’un à deux jours de cours théoriques et de trois à quatre jours d’apprentissage en entreprise. Ce métier vous tente ? Vous êtes déjà diplômé ? Consultez régulièrement nos offres d’emploi sur Betuned.

Les enjeux de la communication à l’ère du digital 

Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux ont fondamentalement changé la manière dont nous communiquons. Pour s’assurer une présence là où leurs audiences passent du temps, les marques ont elles aussi investi les réseaux sociaux et les plateformes digitales, pas uniquement pour vendre, mais surtout pour être visibles et pour maintenir un lien avec leurs consommateurs. digitalisation 1 D’ailleurs, sur les réseaux sociaux, ce sont les consommateurs et les citoyens qui ont le pouvoir et c’est aux marques et aux chargés de communication de s’adapter pour construire une relation de confiance, maintenir la réputation de la marque (et rester aussi loin que possible du bad buzz) et apporter écoute et soutien aux consommateurs afin de leur assurer l’expérience la plus agréable et personnalisée possible. Voilà donc un récap’ de la façon dont la digitalisation a transformé les métiers de la communication. Le format : du papier à la toile, du tangible au virtuel Un magazine. Un quoi ? Un magazine, un journal, une revue. Bon, on vous l’accorde, ça existe encore, mais la presse écrite papier ne cesse de reculer face aux réseaux sociaux et plateformes digitales. Nous sommes passés d’un monde où la communication se faisait sur papier, sur les ondes ou à la télévision à un monde où la communication ne dort jamais, sur les réseaux sociaux. Toute la journée, tous les jours de la semaine, aux quatre coins de la planète. Cela a un impact fondamental sur la manière dont ceux qui travaillent dans la communication planifient la création de leur contenu : on ne pense pas de la même manière une interview de plusieurs pages dans un magazine et la même interview en format vidéo de moins de deux minutes. Le format digital implique également une rapidité de circulation de l’information plus intense et un périmètre plus étendu. Sur la toile, l’effet boule de neige des algorithmes engendre cette idée de viralité qui ne connaît pas de frontières. Le monde en ligne n’a pas de limites, tout est partageable. Cela offre de fabuleuses opportunités de communication, mais nécessite également une grande prudence pour éviter le bad buzz ! Les interlocuteurs : les marques, les politiques, les célébrités Vous avez quelque chose à dire à une marque ? Rien de plus simple… vous leur envoyez un DM (direct message) sur Facebook ! Autre option, vous les taggez dans votre story Instagram. Si vous entrez en contact avec le compte d’une marque sur Instagram, il y a de grandes chances qu’on vous réponde. Aujourd’hui, il est donc possible de converser avec une marque, et surtout de lui faire part de ses opinions. Il en va de même pour les célébrités et les hommes politiques. Ces gens auparavant inatteignables vous parlent désormais sur Twitter et vous pouvez leur répondre. Les réseaux sociaux ont eu pour effet d’aplatir les rapports de communication. Et il est important de s’en souvenir, notamment quand on fait de la communication politique. Des milliards d’yeux sont rivés sur les comptes officiels en permanence. Un tweet envoyé trop vite ? sous le coup de l’émotion ? on le regrette cinq minutes plus tard ? C’est souvent déjà trop tard. Le fait que les utilisateurs des réseaux sociaux scrutent les moindres faits et gestes des marques, des célébrités et des politiques a un impact important sur les décisions que les entreprises prennent et surtout la manière dont elles les communiquent. La temporalité : l’ère du “always on”, du préparé au spontané Cette vigilance extrême oblige les PR, les chargés de communication et les community managers à être toujours connectés, car la toile ne s’arrête jamais de communiquer. Premièrement, cela nécessite d’avoir un œil partout : site Internet, profils sur les réseaux sociaux, e-mails et messagerie en ligne. Le bruit ambiant est constant et parfois confus, il faut éliminer le brouhaha qui n’est pas nécessaire et se concentrer sur ce qui aura de la valeur ajoutée pour les consommateurs. Le always on implique également de réagir rapidement. Fini l’ère du préparé, du répété, du bien rodé, les consommateurs et les citoyens veulent du spontané et de l’authentique, parfois même du décalé avec des GIFs et des memes. Mais… le spontané, ça se prépare et ça s’anticipe ! Être prêt à réagir rapidement nécessite d’anticiper les scénarios possibles. Quelle est la ligne directrice de notre communication ? Quelles sont nos valeurs ? Quels sont nos messages clés ? Quel est le ton que nous souhaitons adopter avec ceux qui interagissent avec nous ? En communication externe ou interne, il est nécessaire de se préparer à un monde d’immédiateté.

Semaine de quatre jours : et si on travaillait moins pour travailler mieux ? 

Travailler quatre jours au lieu de cinq en gardant le même salaire, ça vous dit ? Et accomplir le même travail en moins de temps, cela semble-t-il possible ? Voilà les principes de base de la semaine de quatre jours, en cours d'expérimentation en Europe et qui séduit de plus en plus d’entreprises. Quels en sont les bénéfices pour les salariés et les entreprises ? Et si vous êtes manager ou responsable RH, comment mettre en place cette réduction du temps de travail sans mettre en péril la productivité et l'efficacité des collaborateurs ? De nouvelles attentes de la part des salariés Depuis 2020, le monde du travail a considérablement évolué. En Belgique, près d’un salarié sur quatre (22 %) a changé de job dans les deux dernières années. Et 25 % de ceux qui n’ont pas encore osé le faire recherchent activement une nouvelle opportunité pour 2023. Les raisons principales ? trouver un meilleur équilibre entre vie pro et vie perso ; accéder à un niveau de rémunération supérieur ; donner du sens à leur activité professionnelle. Le Covid a donc transformé le rapport au travail et les aspirations des salariés. Employeurs, salariés et gouvernements cherchent à définir un nouveau « contrat » plus équitable, plus juste et plus efficace pour tout le monde. La semaine de quatre jours s'inscrit dans cette tendance. En focalisant la réflexion sur le nombre de jours passés au bureau, elle fait partie des nouvelles formes d’organisation possible du travail. Quels sont les pays qui expérimentent la semaine de quatre jours ? Petit flashback pour vous montrer que réduire le temps de travail n’est pas une idée neuve. Ce sont d’ailleurs les gouvernements, souvent sous l’impulsion des syndicats de salariés et des patrons, qui ont été les plus prompts à lancer des expérimentations en ce sens. L 'Islande a longtemps été une figure de proue de ce mouvement en lançant une expérimentation grandeur nature sur le territoire en 2015. Au bout de quatre ans d'expérience, les chercheurs rapportaient une hausse notable de la productivité et du bien-être des salariés. Un constat que partagent beaucoup d'entreprises qui ont testé ce nouveau rythme de travail, comme Microsoft au Japon en 2019 ou Unilever en Nouvelle-Zélande. Et même aux États-Unis, le pays des workaholics et des dix jours de congés payés par an, une proposition de loi a été déposée par le démocrate Mark Takano à l'Assemblée de l'État de Californie pour réduire le temps de travail de 40 à 32 heures par semaine (avec des journées de huit heures) pour les entreprises de plus de 500 employés. En 2021, l’Espagne a elle aussi lancé un projet pilote, suivie du Royaume-Uni. Et en Belgique ? Vous le savez, nous les Belges, nous n’aimons pas faire les choses comme tout le monde ! Contrairement à d’autres initiatives concernant la flexibilisation du temps de travail, la semaine de quatre jours envisagée par le gouvernement belge ne prévoit pas de réduction du temps de travail effectif… Néanmoins, cette ouverture vers un changement des heures quotidiennes travaillées est une petite révolution. Les huit heures quotidiennes figuraient dans une loi actée dès 1921 et certains bâtiments belges portent même encore la mention de « Maisons des huit heures ». Le saviez-vous ? « Quand Henry Ford a lancé la semaine de cinq jours au lieu de six, tout le monde s'est moqué de lui. Mais la hausse de productivité a été telle que cela compensait la réduction du temps de travail . Dix ans après, tout le monde était aligné sur lui, par pragmatisme. » Quels sont les avantages pour les salariés ? Réduire le temps de travail, oui, mais est-ce que salariés et entreprises en tirent les mêmes bénéfices ? Plus de productivité Travailler moins longtemps ne signifie pas travailler moins bien. C’est là une idée reçue qui a la vie dure. Toutes les entreprises qui ont testé la semaine de quatre jours sont pour l’instant formelles : les salariés travaillent mieux qu’avant ! Chez des entreprises pionnières comme Yprema (recyclage), British Telecom ou Love Radius (accessoires pour bébés), une étude menée à grande échelle quelques mois après le passage à la semaine de quatre jours a révélé une augmentation de cinq points de la productivité. Bien sûr, les salariés ont dû trouver de nouvelles méthodes de travail et apprendre à mieux s’organiser afin de répondre aux objectifs de l’entreprise. Mais cela fonctionne. Moins de stress et une meilleure qualité de vie au travail Pour les collaborateurs de l’entreprise, la semaine de quatre jours semble être un bon compromis pour construire un équilibre sain entre vie professionnelle et vie personnelle. Selon la même étude, on constate une baisse de dix points du stress ressenti au travail par les salariés. Ils se sentent mieux et leur semaine est beaucoup plus équilibrée entre vie professionnelle et personnelle. Les salariés sont-ils prêts à gagner moins ? Certains, oui ! Selon l’étude The Workforce View in Europe 2019 , menée par ADP, 56 % des salariés interrogés affirment préférer travailler quatre jours au lieu de cinq. Pour ce faire, 78 % d’entre eux souhaiteraient agrandir leur plage horaire afin de conserver la même rémunération alors que 22 % choisiraient de diminuer leur temps de travail, quitte à gagner moins. Un gros coup de boost pour la marque employeur et la culture d’entreprise Globalement, la semaine de quatre jours attire les talents et motive les collaborateurs en poste. Certaines entreprises, comme LDLC (matériel informatique) à Lyon, s’en servent comme argument pour recruter les meilleurs candidats disponibles sur le marché et motiver leurs salariés. Selon l’aveu du PDG Laurent de la Clergerie, la mise en place de la semaine de quatre jours en 2021 a été « une histoire qui dépasse l’imagination, contre-intuitive, presque un conte de fées ». Il ajoute : « Nous recevons même beaucoup plus de candidatures depuis que tout le monde sait que LDLC est passé à quatre jours au lieu de cinq. Cela a eu pour effet de donner un lifting à notre marque employeur et de rassembler les salariés autour d’un projet dont ils possèdent les clés du succès. » Le potentiel est donc énorme pour une PME qui peine à recruter et qui peut faire de ce genre de dispositif innovant une arme décisive pour rivaliser par rapport aux grands groupes dans la guerre des talents. De vrais résultats Et les résultats sont là chez LDLC : 6 % de croissance en 2021, 20 % de gain de résultat et un solde négatif entre embauches et départs. Et quand on l’interroge sur d’éventuelles difficultés à assurer un service client irréprochable toute la semaine, Laurent de la Clergerie conclut : « Que s’est-il passé après la mise en place de la semaine de quatre jours…? Rien… Enfin, si. On a pris l’habitude de recevoir quelques mails en semaine qui disaient “Je suis off aujourd’hui”. Des mails qui ont largement diminué avec le temps. On a aussi appris que beaucoup de choses n’étaient pas à 24 heures près — tant que ça ne touche pas à notre qualité de service. » Comment mettre en place la semaine de quatre jours dans votre entreprise ? La semaine de quatre jours, ça vous tente ? Avant toute chose, gardez en tête que chaque entreprise a des problématiques et des caractéristiques différentes. Mettre en place la semaine de quatre jours dans une PME de quatre employés serait sans doute suicidaire. De même qu’entreprendre un changement d’une telle envergure dans un groupe de 30 000 salariés demanderait une organisation sans faille. Voici notre checklist pour ne pas s’emmêler les pinceaux lors de sa mise en place. Lancer une phase d’expérimentation Un grand groupe peut, par exemple, tester la semaine de quatre jours sur une filiale avec trois mots d'ordre : expérimenter, collaborer, s'adapter . L'entreprise peut ensuite mener des learning expeditions , des discussions avec celles qui l'ont déjà mis en place, des échanges de bonnes pratiques… Et surtout, ne rien figer dans le marbre. Il faut absolument « se laisser la possibilité de revenir en arrière si la semaine de quatre jours ne fonctionne pas », estime Thomas Bergerot, fondateur et CEO de la startup montpelliéraine RadioShop qui, elle aussi, a réduit le nombre de jours hebdomadaires travaillés à quatre. Revoir son organisation du travail Rester efficace sur quatre jours passe par des changements de pratiques. À commencer par réduire au strict minimum et réorganiser les réunions : ordre du jour clair, à préparer, temps limité connu de tous et invitation uniquement des personnes concernées. Cette nouvelle organisation nécessite aussi de la polyvalence : les salariés sont formés à remplacer leurs collègues, ou alors des binômes sont créés sur un même poste. Imposer les jours non travaillés Savoir qui viendra quand, selon les besoins, peut néanmoins devenir un vrai casse-tête. Pour éviter de complexifier l’organisation en interne, mieux vaut imposer les jours chômés et bien les communiquer aux équipes. Impliquer les salariés Parmi les initiatives possibles, on pense notamment à l'édition d'un guide de bonnes pratiques ou des échanges réguliers ou informels. Il est également primordial d'améliorer le partage d'informations pour que les salariés suivent ce qui s'est passé en leur absence. Impliquer les managers Leur expliquer les intentions, le sens de la démarche. Mais aussi les écouter, car ils sont au plus près des réalités du travail et prendre conscience qu'un manager qui travaille quatre jours doit adopter d'autres pratiques, avoir plus confiance, savoir que ses équipes seront moins disponibles. Mettre en place des KPI et mesurer Le bien-être des salariés est une chose, mais il faut s’assurer que les performances de l’entreprise suivent. Chaque entreprise doit se construire une liste de KPI à suivre pour mesurer l'impact de la semaine de quatre jours sur ses performances, en gardant à l'esprit que dans un premier temps, l'efficacité peut baisser, le temps que les salariés s'habituent au nouveau rythme. Avez-vous déjà testé la semaine de quatre jours ? Qu’en pensez-vous ? Cela peut-il être bénéfique ? Est-il réaliste de « tout caser » en quatre jours et de partir en week-end sans culpabiliser ?

8 conseils pour arrêter de se faire manipuler au travail 

Le monde professionnel est parfois cruel. Une pincée de stress par-ci, une bonne dose d’ambition par-là, et certains deviennent prêts à tout. Les sourires de façade ne font alors que masquer des comportements plus que douteux dont vous pouvez être la cible. La manipulation fait partie des nombreuses techniques utilisées par certaines âmes mal intentionnées pour parvenir à leur fin ou pour écarter un collègue qui les dérange un peu trop. Ce collègue, c’est peut-être vous ! Alors, découvrez comment déjouer tous les pièges de la manipulation au travail. Pas de bourreau sans victime Le manipulateur ne choisit pas sa cible au hasard. Il la sélectionne en fonction de sa faiblesse mentale, morale et/ou de son isolement pour instaurer une relation toxique, voire destructrice. Mettons les choses au clair, tout le monde peut être un jour ou l’autre victime de manipulation ou de harcèlement au travail, pour la simple et bonne raison que l’on rencontre tous des périodes de doute dans notre vie qui nous rendent vulnérables. Une perte d’emploi ou un autre événement de la vie peut perturber l’estime de soi. Et qui dit doute dit terrain de jeu privilégié pour le manipulateur… Le manipulateur est un profiler Comme un requin qui nage au milieu d’un banc de poissons, le manipulateur cible sa victime parce qu’elle a un profil particulier. Donc si vous avez un profil à risque, en le changeant, vous serez moins pris pour cible. Dans la plupart des manipulations, vous avez une petite part de responsabilité — pas dans tous les cas — et il est de votre devoir, pour vous protéger, de changer certains de vos comportements pour que le manipulateur ne soit plus intéressé par votre profil et parte chercher une proie ailleurs. Cinq raisons pour lesquelles vous êtes (peut-être) une proie facile L a faible estime de soi : si en ce moment, vous avez une faible estime de vous-même ou que votre besoin d’être aimé est très fort, vous devenez une proie facile pour le manipulateur qui n’a qu’à vous dire : « Tu es exceptionnel, ton travail est vraiment top » pour endormir vos défenses et mieux vous faire tomber par la suite. Ne refusez jamais un compliment au travail, mais sachez faire la part des choses. Le besoin de faire confiance (parfois aveuglément) : la confiance est précieuse, elle se mérite et elle doit être donnée avec parcimonie, même sur un open-space. Surtout sur un open-space et surtout si vous êtes le dernier arrivé dans l’entreprise. La vulnérabilité dans les moments difficiles : vous êtes plus facilement manipulable quand vous êtes fatigué, votre niveau de vigilance et d’attention diminuant. Le manipulateur profitera sûrement d’une fin de trimestre un peu chargée ou d’un moment de tension dans l’équipe pour se mettre en action. Manquer d’esprit critique : avoir l’esprit critique ne signifie pas tout critiquer sans discernement, mais ne pas être crédule et avaler tout ce que l’on vous dit, ne pas accepter une « vérité » sans y réfléchir vous-même et remettre en question les raisonnements des autres. Parfois, dans le monde professionnel, on a du mal à remettre en cause ce qu’on nous dit ou ce qu’on fait. On prend beaucoup de choses pour acquises en se disant « Si les autres le font, alors… » Don’t believe everything you think !! 😝 L’isolement : si vous ne faites pas l’unanimité sur un projet ou au sein de votre service, il y a plus de chances que vous soyez la proie d’un manipulateur. Quand un prédateur s’attaque à un groupe d’animaux, il cherche d’abord le plus faible, puis il l’isole. Seul, vous êtes nettement plus vulnérable, alors que le groupe vous protège dans la plupart des cas. Comment le manipulateur se manifeste-t-il ? Il y a des schémas de manipulation au travail bien établis. À vous de les reconnaître rapidement et de réagir avant qu’il ne soit trop tard. Voici x techniques de manipulation classique au travail. La menace Quand un manipulateur sent que vous lui résistez, il peut aller jusqu’à vous faire des menaces. C’est l’un des enjeux les plus pernicieux de la manipulation. En effet, les manipulateurs sont capables de vous dire des phrases comme « Si tu fais ceci, je vais faire cela… » (ou son contraire : « Si tu ne fais pas ceci, ne pense pas que je ferai cela… »). Une spirale infernale dans laquelle ne surtout pas mettre le pied. La réécriture des faits Pour fabriquer des excuses, pour trouver des preuves de tout ce qu’ils avancent, pour inventer des faits ou pour avancer toutes sortes d’arguments (parfois farfelus ou exagérés), les manipulateurs sont les champions ! Ils seraient même assez hardis pour prétendre que 2 + 2 = 3. Sans hésiter, ils affirment être des experts et sont capables de faire (et dire !) n’importe quoi pour vous convaincre qu’ils ont raison. Diviser pour mieux régner Avant de râler sur le collègue qui aurait critiqué votre façon de travailler, assurez-vous que c’est bien vrai. La rétention d’infos, le manque de clarté, le soin qu’ils mettent à semer la zizanie : manipulateurs et manipulatrices n’ont pas intérêt à ce que les infos sur eux circulent. Ils vont donc s’employer à faire en sorte que les collègues se parlent le moins possible entre eux. Entretenir le flou Les manipulateurs n’aiment pas la clarté. Info donnée entre deux portes, le flou, les « on verra »… Un jour, ils vous demandent de faire un travail comme ceci, le lendemain, vous n’avez rien compris et ce n’est pas du tout ça qui était demandé. Il y a de quoi devenir fou. Plus les pistes sont brouillées, plus vous êtes embrouillé. Attention, danger ! Tirer la couverture à soi Vous avez la drôle de sensation que les lauriers ne vous reviennent jamais ? C’est normal si vous êtes en contact avec un manipulateur. Au travail ou en privé, de toute façon, tout ce qui arrive de bien sera toujours grâce aux manipulateurs. Et tout ce qui arrive de mal sera forcément votre responsabilité. Comment se prémunir contre ’un manipulateur ? SE CALMER : chaque fois qu’un comportement inadapté (une saute d’humeur par exemple) survient, notez-le et gardez votre calme. Refusez d’entrer dans le conflit et proposez de reprendre la discussion lorsque la personne s’est calmée. NOTER : listez les émotions que vous ressentez : peur, angoisse, culpabilité… Ce sont des avertissements qui témoignent d’une situation dangereuse qui ne peut plus durer. SOURIRE : gardez autant que possible votre sens de l’humour pour montrer que ce qui est dit ne vous affecte pas. Le manipulateur déteste vous voir de bonne humeur, et il redoublera d’efforts pour vous maintenir sous son emprise, rendant ses méthodes d’autant plus visibles pour vos autres collègues. PROVOQUER : pousser la personne plus loin dans ce qu’elle insinue pour clarifier les choses et la mettre devant ses responsabilités : « Donc, tu insinues que je suis volontairement arrivé en retard à ce rendez-vous ? » ou « Tu sous-entends donc que je fais mal mon travail ? » QUESTIONNER : demandez à ce que les responsabilités de chacun soient clarifiées lorsqu’un doute subsiste, et refusez d’avancer sur un dossier tant que ces responsabilités ne sont pas clairement établies. Cela vous prémunira de tout reproche injustifié. DIRE NON : développez votre assertivité et apprenez à dire non. S’affirmer pour se faire respecter. NE PAS LAISSER LE DOUTE S’INSINUER : reformulez autant que possible ce qui est dit pour ne laisser aucun doute subsister. Exigez que ce qui est dit soit également consigné par écrit (mail, Post-it, SMS…) de manière à conserver des preuves. N’hésitez pas à ajouter d’autres personnes en copie de mail. NE PAS S’ISOLER : gardez le contact avec vos collègues. Le manipulateur n’a jamais qu’une seule victime de peur qu’elle lui échappe, lui faisant perdre toute raison d’être. Avez-vous déjà été victime de manipulation au travail ? Quelles en étaient les principales manifestations ? Comment vous en êtes-vous sorti ? Avez-vous dû changer de job ?

Je suis carriériste, et alors ? 

Je voulais devenir directeur marketing ; je l’avais décidé, j’ai travaillé dur pour en arriver là, c’était un objectif que je poursuivais depuis trois ans au moins. Et je suis devenu directeur marketing. Vous l’aurez compris, j’ai une ambition débordante, je suis une personne que l’on peut qualifier de carriériste, et je l’assume complètement. Je préfère vous le dire tout de suite : si, un jour, vous et moi sommes collègues et convoitons le même poste, vous n’avez aucune chance, j’ai toujours cinq coups d’avance sur tout le monde, c’est moi qu’ils vont choisir. Depuis quand suis-je comme ça ? Depuis tout petit, je crois. En maternelle déjà, j’avais les dents — de lait — qui rayaient le parquet de la salle de classe. Je faisais tout ce qui était en mon pouvoir de petit Ravaillac en puissance pour que la maîtresse m’ait à la bonne. Mon seul objectif en apprenant les comptines par cœur et étant sage comme une image : collectionner plus d’images que mes petits camarades. Et, en secret, je rêvais d’avoir un jour le courage de lui demander de me faire sauter une classe pour passer plus rapidement en grande section. Et puis, en grandissant, ça m’est resté. L’ambition qui m’animait à chaque projet entrepris en tant qu’adolescent, puis en tant que jeune adulte fraîchement sorti de l’université fascinait mes proches et forçait le respect de certains collègues. J’ai commencé par faire mes armes dans les services marketing dans la grande conso, développant un certain talent pour accomplir les missions que l’on me confiait et pour le faire savoir. Savoir se mettre en lumière auprès des personnes qui comptent dans l’entreprise, c’est pour moi aussi important que de bien faire son travail. Si personne n’est au courant de vos accomplissements, à quoi bon ? Et puis, je l’avoue, je suis passé du côté obscur de l’ambition, que l’on appelle le « carriérisme ». Je vais vous faire une confidence : lorsque vous aurez compris que le monde professionnel, à de rares exceptions près, valorise davantage le mérite individuel que la réussite collective, alors, comme moi, vous déciderez peut-être de faire cavalier seul ! D’ailleurs, je n’aime pas trop le terme de « collaborateurs », nous sommes des collègues et c’est suffisant comme ça. Le salaire, le bonus de fin d’année ou les stock-options n’ont plus trop d’importance pour moi. Moins, en tout cas. Je pense le monde professionnel comme un jeu d’échecs ou une partie de billard à trois bandes. Progresser dans la hiérarchie, jouer des coudes sur l’organigramme, candidater en secret chez un concurrent pour évoluer plus rapidement… Je maîtrise les règles du jeu mieux que quiconque, alors pourquoi ne pas en profiter ? En bon desperado de l’open space, j’ai le doigt sur la gâchette en permanence, prêt à bondir sur la moindre opportunité. Même si ça frotte un peu dans les virages, même s’il faut perdre un ami au passage. Après tout, on aura toujours le temps de se rabibocher lors du prochain séminaire, quand je serai son chef. Mieux vaut être pragmatique qu’éthique, tel est mon credo. Quand je songe à Jean-Pierre qui est toujours chef de projet, sur le même projet depuis cinq ans de boîte, ou à Sylvie qui a l’air de se plaire dans son rôle de commercial terrain… À vrai dire, je me demande souvent pourquoi tout le monde n’est pas comme moi. Enfin bon, en vouloir toujours plus, n’est-ce pas le propre de l’Homme ? Pourquoi se contenter des miettes ou d’une petite part du gâteau lorsque l’on peut rafler la mise, faire carton plein ? Je suis convaincu qu’une ambition débordante est le produit de l’évolution et que l’évolution est le produit d’une ambition sans limites. Le revers de la médaille existe, cependant. Certaines questions me taraudent. Pourquoi fais-je toujours primer ma carrière sur tout le reste, sans concession ? Je ne suis tout de même pas un animal au sang-froid. Vais-je changer d’état d’esprit un jour ? Est-ce bien ou est-ce mal ? La question se pose-t-elle en ces termes ? Alors, je me suis mis à lire sur le sujet et la réponse n’est pas si simple qu’elle n’y paraît. Certains spécialistes parlent du phénomène de « l’anxiété du statut ». Ce n’est plus la sécurité financière qui compte, mais le regard des autres sur le métier que l’on exerce et le poste occupé. Il peut, dans certains cas, s’agir d’un « traumatisme » de l’enfance qui s’exprime dans une peur d’être déclassé, de régresser socialement. Parfois, l’explication est à trouver quand, tout petit, vous avez vu l’un ou l’autre de vos parents perdre son emploi ou rencontrer des difficultés financières. Votre inconscient met en place une stratégie de défense qui vous rend plus résilient, voire plus agressif sur le plan professionnel. Certaines entreprises l’ont bien compris et je crois qu’elles ne se privent pas de jouer sur les peurs de certains. Habile et rentable technique de management, pour contenter les accros de l’évolution de carrière, plutôt que des augmentations de salaire, elles se contentent de distribuer des “Head of…”, des “Senior Manager of …” ou encore des “Director of…” — comme les jolies images que la maîtresse distribue en maternelle, vous vous rappelez ? Hiérarchie “flat”, qu’ils nous disent. Je vois plutôt ça comme une armée mexicaine en manque de reconnaissance, mais les gens comme moi continuent à vouloir être généraux. Vous voyez, j’arrive même à faire mon autocritique, je ne me laisse pas duper par mon propre comportement ni par mes envies de grandeur. Parfois, le carriérisme me joue des tours. Il y a deux ans, lorsque l’on m’a fait miroiter ce fameux poste de Marketing Director, j’ai tout de suite mordu à l’hameçon. On m’a demandé de donner encore un petit coup de collier, de m’arracher sur ce lancement de produit, de tout boucler pour Noël, on m’a dit que l’on comptait sur moi, « Vas-y tu peux le faire »… Mais, à bien y réfléchir, je crois que c’était un leurre. Un piège que je me suis moi-même tendu. Mais en bon requin que je suis, je me suis jeté sur la proie en pensant y trouver mon compte. Si j’avais réfléchi un peu plus loin que le bout de mon ambition, je me serais aperçu que 80 % des activités marketing sont en passe d’être externalisées et qu’au lieu de prendre des décisions stratégiques, j’allais devoir me contenter de coordonner des choix déjà entérinés par une agence média basée à Dublin, et cela ressemble plus à une mise au placard qu’à autre chose. Je sais que, parfois, j’énerve un peu et que ce pseudo-avancement n’est peut-être qu’un juste retour de bâton. À vouloir faire une carrière dans le carriérisme, on se heurte parfois à certaines limites. On ne gagne pas à tous les coups, et il faut savoir en prendre. Je ne cherche pas à apporter une quelconque morale à cette histoire ni à me justifier. C’est un simple témoignage qui peut vous être à toutes fins utiles. Juste pour que vous soyez conscient que derrière le sourire d’un collègue se cache parfois la mâchoire d’un gentil requin prêt à tout pour vous passer devant.

Oups ! Je me suis disputé avec mon boss… Et maintenant, je fais comment ? 

Vous avez globalement une bonne relation avec votre boss et cette réunion avait pourtant bien commencé. Mais à un moment donné, un mot, une parole — vous ne savez pas vraiment laquelle — a fait qu’à un moment donné, vous avez perdu le contrôle. Les piques, les invectives et même les insultes ont commencé à fuser de toutes parts et une vraie grosse dispute a éclaté entre vous et votre N+1. Il paraît que des « Tu te fous de ma g***** ? », des « Non, mais tu me prends pour un c** ou quoi ? » et quelques noms d’oiseaux ont été entendus jusqu’à l’autre bout de l’ open-space . Quand vous y repensez, vous avez envie de vous cacher six pieds sous terre. Le thème abordé ne méritait sans doute pas un esclandre, mais une petite goutte a fait déborder — pour ne pas dire carrément exploser — le vase ! Vous avez perdu votre lucidité et la colère l’a emporté, c’est comme ça ! Et même si vous avez dit ce que vous aviez sur le cœur, en moins de trois minutes, vous avez peut-être anéanti votre carrière dans cette entreprise ; en tout cas, votre réputation va probablement en prendre un sacré coup ! Et maintenant, que faire pour réparer (ou pas) les pots cassés ? On se calme !! Le moment qui vient de se dérouler était particulièrement violent. Des disputes d’une telle intensité, ça n’arrive pas souvent. Donc, on souffle un bon coup et on essaye de se détendre. Surtout, ne pas réagir à chaud ! Nous ne sommes pas dans une comédie américaine dans laquelle tout finit bien, avec une joyeuse petite musique de générique. Vous ne savez pas encore comment votre boss a encaissé le coup, alors n’empirez pas les choses en lui envoyant un e-mail ou un message WhatsApp. Autre conseil : n’en parlez pas à vos collègues tout de suite. Après une confrontation, laisser retomber la pression est indispensable… à condition de ne pas trop tarder à se lancer dans une nécessaire mise au point. Pourquoi cette dispute a-t-elle éclaté ? Un minibilan s’impose. Avez-vous un tempérament plutôt « sanguin » ? Avez-vous tendance à exploser à la moindre contrariété ? Ou, au contraire, êtes-vous quelqu’un de mesuré qui s’est exceptionnellement laissé emporter ? « Il se peut que votre supérieur vous ait titillé sur un « point sensible » », avance Sophie Morin, auteure du livre Vivre mieux au travail . Elle ajoute que lorsqu’un besoin (l’autonomie, par exemple) ou une valeur (la justice) est malmené(e), il est difficile de « se raisonner ». On parle alors d’effet « cocotte-minute » pour décrire ce phénomène de libération des tensions et des frustrations accumulées. Et bien sûr, dans votre cas, c’est arrivé au pire moment ! Autre piste à creuser : vous avez peut-être du mal à vous affirmer sans agressivité. La fatigue et le stress n’aident pas à avoir les idées claires et à rester lucide. Cette dispute était peut-être un signal d’alarme à prendre en compte sérieusement. Une semaine de repos ne vous ferait-elle pas un peu de bien ? Le conseil d’ Amélie , fondatrice de Betuned : analyser la prise de bec, en comprendre les enjeux et les raisons pour lesquelles on en souffre. « Est-ce que je n’aime pas cette personne ? Certaines de ses paroles m’ont-elles touché sans qu’elle en prenne conscience ? Est-ce de la maladresse ? Est-ce que j’en fais une histoire personnelle ? En analysant la genèse du conflit, on comprend mieux s’il s’agit d’un simple malentendu ou d’un problème plus profond. » Évaluer ses options Réconciliation, démission, licenciement… ? Si cette dispute s’est révélée comme un électrochoc qui vous a permis de vous rendre compte que votre job ne vous plaît plus, que vous n’êtes pas à votre place ou que vous ne pouvez plus cohabiter de manière pacifique avec votre boss, si vous pensez vraiment qu’il est allé trop loin, alors tirez-en rapidement la bonne conclusion. Il est peut-être temps d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs . S’excuser, bien sûr ! Si au contraire, vous ne voulez pas perdre votre travail, le temps des excuses a sonné. Agissez dès le lendemain de la dispute en demandant un rendez-vous en face à face avec votre boss. Si lors du conflit, vous avez vraiment disjoncté, alors il vous faudra sans doute ravaler un peu votre orgueil et votre fierté en admettant que vous avez perdu votre sang-froid. Observez de quelle manière votre interlocuteur réagit. S’il souhaite vous pardonneret aller de l’avant, alors cela en restera là. S’il s’agit d’un problème de fond, laissez passer quelques semaines pour revenir à la charge quand l’atmosphère sera moins électrique. Se disputer, ça fait du bien ? Une bonne engueulade vaut-elle mieux qu’une accumulation de non-dits ? Certains diront que c’est nécessaire pour faire bouger les choses. Le problème, c’est que nous n’avons pas tous la même propension à supporter la colère de l’autre. Le risque est donc de provoquer une mauvaise réaction de la part de votre interlocuteur, surtout si c’est votre N+1… À vrai dire, vous ne gagnerez jamais grand-chose en jouant la carte du conflit soudain, à part un certain soulagement si tout ceci était planifié et que vous démissionnez dans la foulée. Mais là encore, on ne sait jamais qui l’on va croiser plus tard sur son chemin, donc la prudence est de mise. Chercher la cause profonde du mal Si vous avez atteint le point de rupture de manière soudaine et sans vous en rendre compte — ou si cela vous est déjà arrivé dans d’autres jobs — c’est que le malaise est peut-être plus profond. Trouvez une oreille attentive à laquelle vous confier pour ne pas rester seul avec votre souffrance. Un coach ou un psy peut aussi vous venir en aide. Parlez-nous de vous ! Vous êtes-vous déjà disputé de manière violente avec votre boss ou un collègue ? Quelle en était la cause principale ? Comment avez-vous géré la situation ?

J’ai trop assuré ! Comment savoir si un entretien d’embauche s’est bien passé ? 

Comment savoir si un entretien d’embauche s’est bien passé ? On dit qu’il y a des signes qui ne trompent pas. Mais quand il s’agit d’un entretien, notre jugement s’égare parfois. Comment interpréter cette dernière poignée de main sur le pas de la porte ? Que signifie ce « à bientôt » qui sonnait plutôt comme un « adieu »... ? Vous avez sûrement déjà dû ressentir ce sentiment d’incertitude vous envahir à l'issue d’un entretien d’embauche. On serait prêt à payer le premier marabout ou diseur de bonne aventure venu pour savoir ce que le recruteur pense vraiment. Être fixé au plus vite sur notre sort, c'est ce qui nous importe le plus. Et pourtant, on le sait, l’attente peut durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines. S’il est difficile de prédire avec certitude si le recruteur va nous sélectionner ou non, il est cependant possible de surveiller certains indicateurs pour aller au-delà de la simple intuition. Voici quelques points d’attention pour vous mettre sur la voie… de la réussite ; c’est tout ce que nous vous souhaitons ! Le futur et le conditionnel Quand on ne sait pas, on parle au conditionnel ; quand on se projette dans l’avenir, on emploie le futur. Prêtez attention au temps employé par le recruteur en fin d’entretien. Pour ne pas donner de faux espoirs et par esprit d’équité, les recruteurs parlent souvent au conditionnel : « Si vous étiez sélectionné, vous commenceriez le 1er juin. » Mais si votre interlocuteur pense que vous êtes le candidat idéal, il va sûrement, même sans y faire attention, employer le futur avec des phrases comme « C'est ici que vous travaillerez » ou encore « Notre réceptionniste vous aidera à vous installer après votre formation ». Une gestuelle positive Le langage du corps en dit parfois long sur nos pensées. Pour tout savoir sur le “body language” de votre recruteur lisez notre article sur Betuned . On vous demande de rester plus longtemps Ce n’était pas prévu, mais à la fin de l’entretien, le recruteur vous propose de rencontrer un autre collaborateur. C’est un signe extrêmement positif. Il se peut aussi que l’on vous fasse faire le tour des bureaux ou d’un site de production de manière informelle. Ça aussi, c’est un signe fort qui montre que l’entretien s’est bien passé ! Profitez-en pour faire bonne impression en posant des questions et emmagasiner autant d'informations que possible pour la suite. Et même si vous êtes stressé ou surpris, n’oubliez pas de sourire ! On vous pose des questions personnelles Au bout d’une heure en face à face, l’atmosphère se détend et le recruteur commence à vous poser des questions plus personnelles. Des questions sur vos loisirs, vos souhaits dans la vie, votre personnalité. C’est un signe que le courant est bien passé et qu’on veut vous mettre à l’aise. Si on vous demande des références ou vos prétentions salariales, là aussi n’y voyez que du positif. Le recruteur cherche à mieux vous cerner et à valider ses intuitions rapidement. On vous demande si vous avez des candidatures en cours Lorsqu’un recruteur vous demande si vous avez d’autres entretiens d’embauche prévus ailleurs, cela signifie qu’il tente d’évaluer si vous êtes très demandé et s’il doit revenir vers vous rapidement pour la prochaine étape du processus de recrutement. Il est possible qu’il ressente une certaine pression et ne souhaite pas voir un bon candidat comme vous lui échapper. Petit conseil : n'hésitez pas à dire à votre recruteur que, oui, vous avez d'autres entretiens prévus ou que vous êtes avancé dans un autre processus de recrutement. Mais que vous favoriserez ce poste si l'entreprise vous fait une proposition, car c'est le poste que vous souhaitez. Un peu de bluff n’a jamais fait de mal à personne. On vous vend l’entreprise À un moment de l'entretien, vous sentez que les rôles s’inversent et que le recruteur passe en mode séduction. Il vante les valeurs et le management de l’entreprise ainsi que son rôle innovant dans son secteur ? Cela peut signifier qu’il essaie de vous donner envie de la rejoindre rapidement ! On vous donne des détails sur les prochaines étapes S'il n'est pas toujours évident de savoir à coup sûr si un entretien s'est bien déroulé, être informé des détails de la procédure de recrutement signifie généralement que l'employeur prévoit de donner suite à l’échange. Pour vous montrer son intérêt et vous faire patienter dans de meilleures conditions, il peut également être amené à vous indiquer un délai de réponse précis, voire à vous proposer d'ores et déjà un deuxième entretien. Ne vous emballez pas trop vite ! Même si tous les voyants sont au vert, ne vous emballez pas. Certains recruteurs ont pour ligne de conduite de mettre à l’aise tous les candidats, même ceux qu’ils écartent. Alors, ne surinterprétez pas ce sourire ou cette franche poignée de main. Après l’entretien, prenez quelques minutes à la terrasse d’un café — oui, c’est possible désormais — ou chez vous, pour faire le point sur ce que vous pensez vraiment de votre prestation en entretien. Donnez-vous une note et listez trois points d’amélioration pour la suite sur un carnet ou sur une note de votre smartphone que vous pourrez relire juste avant un prochain entretien. Et vous, quels sont les signes qui vous laissent penser qu’un entretien s’est bien passé ? Avez-vous déjà eu des surprises ou des déconvenues à la suite d’un entretien que vous pensiez avoir complètement loupé ou, au contraire, pendant lequel vous vous sentiez très à l’aise ?

Désolé, mais c’est non ! Comment refuser une offre d’emploi avec classe ? 

Ça n’arrive pas souvent, mais il faut savoir s’y préparer : refuser une proposition d’embauche n’est pas toujours chose facile, mais il y a des moments où il faut savoir dire non. Qu’il s’agisse d’un sursaut de dernière minute — « Cette entreprise n’est pas faite pour moi » — ou que vous ayez trouvé mieux par ailleurs, le plus important, c’est de se retirer du jeu avec élégance et en pensant à la suite. Dans cet article, vous découvrirez quelques conseils utiles pour bien gérer ce moment qui, pour certains, peut être assez éprouvant, voire stressant. Êtes-vous certain de vouloir refuser cette offre d’emploi ? Dans la vie, il faut faire des choix, c’est aussi comme cela que l’on avance. Quand il s’agit d’une offre d'emploi, il y a des raisons d’hésiter avant de refuser, puisqu’en vérité, vous ne savez pas vraiment à quoi vous renoncez. Il y a bien sûr le poste en lui-même et le salaire proposé. Mais même après plusieurs entretiens, vous n’avez pas une connaissance profonde de l’entreprise dans laquelle vous ne travaillerez peut-être jamais. C’est donc un « non » à l’aveuglette que vous allez donner, et c’est cette situation qui peut générer du stress Conseil n° 1 : Avant de formuler un refus catégorique, il est important de réfléchir aux motivations qui vous conduisent à cette décision. Est-ce le niveau de rémunération ? (+ lien vers « Demander une augmentation ») Une partie des tâches qui vous seraient confiées ? Le lieu de travail ? Assurez-vous que les raisons derrière votre refus sont des points non négociables pour le recruteur. Bien souvent, les entreprises sont prêtes à bouger sur certains points du contrat de travail proposé. Si le job vous plaît, n’y renoncez pas pour un détail. Conseil n° 2 : Il y a aussi le comportement qui consiste à penser que l’on peut toujours trouver mieux ailleurs (+ lien vers article « L’herbe est-elle plus verte ailleurs ? »). On appelle cela le FOMO pour Fear Of Missing Out, la peur de rater une opportunité. Ce qui conduit certains candidats à refuser les offres d’embauche à la chaîne en se disant que la prochaine proposition sera encore meilleure. Le risque, c’est de cultiver l'insatisfaction et de passer trop de temps sans emploi… Le bon timing pour dire non En matière de refus, on dit souvent que le plus tôt, c’est le mieux. Ne laissez pas traîner les choses. Si vous êtes certain de votre choix, alors prenez votre courage à deux mains et contactez votre non-futur employeur tout de suite ; ce sera une bonne chose de faite. Les plus stratèges d’entre vous pourront temporiser en attendant la réponse d’une autre entreprise. Tant que vous n’avez pas d'autres pistes sérieuses, ne vous précipitez pas pour refuser une offre. Tout est question de dosage ! E-mail ou téléphone ? Cela dépend souvent du nombre d’entretiens que vous avez passés et des personnes que vous avez rencontrées. De manière générale, un coup de téléphone est toujours apprécié, surtout si vous êtes allé loin dans le processus de recrutement. Vous devrez bien sûr confirmer tout cela par écrit et mettre les personnes concernées en copie. Motus et bouche cousue Quelle que soit la raison derrière votre refus, vous ne devez jamais parler négativement de l’entreprise. Évitez également d’ébruiter votre ou vos éventuels refus, y compris sur les réseaux sociaux. En effet, ce genre d’informations peut vite revenir aux oreilles du recruteur. Inutile de vous griller auprès de l’entreprise en question Donnez les vraies raisons de votre refus C’est important pour la suite et cela permet aussi à l’entreprise de faire progresser sa politique de recrutement. Il est donc important d’expliquer au recruteur les raisons exactes de votre refus, c’est notre conseil. Comme évoqué plus haut, cela peut donner envie à l’entreprise de vous faire une contre-offre ou même de vous proposer un poste auquel vous n’aviez pas du tout pensé ! Attention, dans le cas où votre refus est motivé par une non-adéquation entre vos valeurs et celles de l’entreprise, ou parce que vous pensez que ça ne va pas « coller » avec votre futur boss, mieux vaut avancer d’autres raisons pour n’offusquer personne ! Les règles élémentaires de courtoisie Quand on refuse une offre, le minimum absolu est d’être poli. Le recruteur doit vous quitter sur une bonne impression, même si la collaboration ne se fera pas. Commencez par le remercier du temps qu’il vous a consacré. Trouvez une formule pour valoriser l’échange que vous avez eu, et montrez-vous empathique quant au désagrément que votre refus pourrait causer. Gardez le contact La vie, c’est comme une boîte de chocolats, affirme Tom Hanks dans le film Forrest Gump, « on ne sait jamais sur quoi on va tomber ». Alors, ne claquez pas la porte d’une relation qui n’a même pas commencé. Au contraire, laissez-la ouverte. Il est fort possible que vous soyez amené à croiser ce recruteur sur votre chemin dans quelques années. Il est aussi possible que l’entreprise avec laquelle vous avez refusé de travailler soit un client ou un fournisseur de votre futur employeur. Ménagez donc votre sortie et pensez à votre carrière ! Avez-vous déjà été confronté à ce genre de situation ? Comment l’avez-vous géré ? Quelle a été la réponse du recruteur ?

Environnement : six métiers pour sauver la planète ! 

Ce matin, vous vous êtes réveillé en vous disant : « Je veux sauver la planète ! » Bonne nouvelle : le secteur de la transition énergétique est un des plus prometteurs. Ce sera même l’un des plus gros pourvoyeurs d’emplois en 2022 en Europe et dans le monde. Rien qu’en Belgique, on estime que 10 000 emplois sont directement concernés. Problème : les candidats, toutes disciplines confondues, se font plutôt rares. Méconnaissance de la filière, préjugés sur des métiers réputés scientifiques ou difficulté à repérer les entreprises qui recrutent, les obstacles sont nombreux. Partons à la découverte des métiers qui sont les plus recherchés et qui vous permettront de faire coïncider fiche de paie et bonne conscience citoyenne en faveur de la planète ! Pourquoi une telle demande ? C’est dans l’air - pollué certes - du temps ! Au niveau mondial, les populations des pays qualifiés de développés se montrent de plus en plus préoccupées par l’avenir de la planète et cherchent des solutions pour créer les conditions d’un futur vivable. En retour, la politique accompagne cette tendance de fond à grands coups de lois, de plans de relance, de transitions vertes et aussi parfois de greenwashing . Dans le cadre du plan de relance européen, le plan belge prévoit des mesures pour un budget de 5,926 milliards d’euros. Ces mesures sont réparties en 85 projets d’investissement et 36 projets de réforme. Le plan de relance économique, qui doit maintenant être approuvé par l’Europe, s’articule autour de cinq axes thématiques : Climat, durabilité et innovation ; Transformation numérique ; Mobilité ; Social et vivre ensemble ; Économie du futur et productivité. Tous les secteurs d’activités sont donc concernés — même la finance crée des fonds green ! —, puisque la transition énergétique est un sujet transversal qui concerne tous les acteurs de la vie économique des pays. Voici les métiers les plus recherchés. Energy manager : la nouvelle star des métiers verts ! En caricaturant ce job, on pourrait dire que l’ energy manager est la personne qui vous fait une remarque lorsque vous oubliez d’éteindre la lumière du salon ou de fermer la porte du frigo ! Il veille en effet à l'efficacité énergétique d’une usine, d’une administration ou d’une collectivité. Son rôle est d’optimiser les consommations d’énergies. Employé directement par une entreprise, les energy managers font souvent partie d’un cabinet de conseil. Un poste devenu stratégique, notamment dans le bâtiment où les ingénieurs en génie climatique (température et qualité de l’air) sont très recherchés. L’ energy manager intervient sur tous les flux, du chauffage aux déchets. Il peut aussi peser pour acheter plus responsable. De plus en plus de postes d'acheteur responsable/acheteur durable se créent d'ailleurs dans les grandes entreprises. L'acheteur n'est plus payé pour « juste » acheter le moins cher possible ! Si les postes de chef de projet exigent un niveau bac+5 et au moins un an d’expérience, moyennant des salaires entre 38 000 et 45 000 euros annuels, les fonctions de chargé d’études, chargé d’affaires ou commercial en efficacité énergétique sont accessibles avec un bac+3 (salaire autour de 30 000 euros par an), à condition d’avoir de bonnes connaissances en certificats d’économie d’énergie (CEE). Les métiers du génie climatique dans le bâtiment Malgré la crise, tous les métiers autour du génie climatique sont très porteurs, parce qu’ils bénéficient du boom de la rénovation énergétique des bâtiments dopée par le plan de relance, eh oui ! Le secteur du bâtiment est particulièrement ciblé, puisqu’il consomme à lui seul 45 % de l’énergie produite et 25 % des émissions de CO2 en Europe. Toute la chaîne de la construction et ses métiers profitent du boom de la rénovation énergétique. En amont des projets de rénovation, on recourt de plus en plus aux conseillers en énergie afin d'optimiser les installations CVC. Les entreprises du BTP ont aussi besoin de chargés d’affaires en rénovation , de managers d'équipe spécialisés en performance énergétique ou encore d'ouvriers qualifiés pour mener des travaux d'isolation, de chauffage ou de ventilation. Mais aussi, en aval de la filière, de nombreuses professions s'occupent du suivi énergétique des bâtiments, comme le technicien d'exploitation CVC ou l'ingénieur thermicien. Ces métiers sont tous à caractère technique et nécessitent plusieurs années d’études. Consultant RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) C’est lui qui conseille l’entreprise sur sa politique de développement durable, c’est-à-dire celle qui répondra le mieux aux enjeux sociaux et environnementaux tout en étant économiquement viable. Le consultant RSE établit alors un diagnostic et des recommandations. Il doit ensuite dialoguer avec l’ensemble des parties prenantes (direction de l’entreprise, personnel, actionnaires et investisseurs…). Le consultant RSE est également chargé de mettre en place des processus de vérification des pratiques des fournisseurs et de réaliser des rapports sur les actions et résultats de la stratégie RSE au sein de l’entreprise. Pour les jeunes diplômés, les cabinets de conseil sont une très bonne porte d’entrée. Chez Deloitte, le nombre de consultants RSE est par exemple passé de 100 à 200 en trois ans, avec des salaires d’embauche autour de 35 000 euros par an. Dans les entreprises, les profils plus confirmés de responsables développement durable ou chargés de mission RSE définissent les bonnes pratiques, mettent en place des indicateurs, assurent une veille réglementaire et organisent des campagnes de sensibilisation en interne. Leurs rémunérations se situent entre 50 000 et 65 000 euros. Responsable des achats durables Garantir un sourcing propre est devenu un enjeu crucial pour nombre d’entreprises. La hantise des multinationales de l’agroalimentaire, de la beauté ou de l’habillement : se faire épingler, avec risque de boycott, pour comportement antisocial ou anti environnemental, notamment chez leurs fournisseurs et sous-traitants. D’où la montée en puissance, au sein de leurs services achats, de postes de vigies de l’éthique. Ces acheteurs responsables ont souvent un double parcours – école de commerce ou d’ingénieurs (notamment agro) avec un master en RSE. Mais ces fonctions sont aussi l’occasion de belles reconversions pour des pros des achats, de la logistique ou de l’audit. Comptez 35 000 euros pour un premier emploi et jusqu’à 80 000 euros avec trois ans d’expérience. Parmi les recruteurs de pointe sur ces fonctions : Danone, Sephora ou Picard. Juriste en environnement Sa mission ? Aider les entreprises et les collectivités à se conformer aux exigences réglementaires en matière d’environnement (consommation énergétique des bâtiments, substances interdites dans les produits ou emballages, traitement des eaux et des déchets, risques industriels, etc.). Cet impératif de « compliance » exige une veille minutieuse du droit français, européen et international. Et, comme il s’agit de répercuter ensuite ces informations à des ingénieurs, un bagage scientifique ou une bonne connaissance du secteur s'avère être un gros plus. Les industries chimiques, agroalimentaires ou de l’énergie sont très demandeuses de ces profils, qui démarrent en moyenne à 30 000 euros annuels. Pour les plus militants : ingénieur en décroissance ! Le métier est émergent et reste en grande partie à inventer. Les activités humaines jouent un rôle dans le réchauffement climatique, l’ingénieur en décroissance met au point des solutions moins voraces en énergie. Il peut s’agir de concevoir des systèmes d’énergies renouvelables, de recommander des modes de vie plus sains, d'œuvrer pour la relocalisation d’activités économiques et ainsi réduire les transports de marchandises polluants. « Un ingénieur doit pouvoir répondre aux questions de son époque. Fabriquer un cadre de vie plus soutenable, plus économe », estime Clément Choisne, diplômé en 2018 de l’école d’ingénieurs Centrale Nantes. Lors de la cérémonie de remise des diplômes, son plaidoyer pour réorienter la formation d’ingénieurs vers l'étude de solutions aux problèmes du climat plutôt qu’à la perpétuation du système productif qui en est la cause a fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Comment répondre à la question « Citez 3 qualités et 3 défauts » ? 

Bien que certains recruteurs n’adhèrent plus vraiment à cette question, elle reste tout de même incontournable pour beaucoup lors d’un entretien d’embauche. Mais quelle est la bonne réponse ? La réponse risque de vous surprendre : il n’y en a pas une en particulier. Par contre, il y en a beaucoup de mauvaises. Cette question, vous la connaissez. Très souvent, l’interview suit son cours : vous vous présentez rapidement, expliquez votre parcours et comment vous avez pris connaissance de l’offre d’emploi. Le recruteur vous parle ensuite un petit peu de l’entreprise et de la fonction. Puis, le moment arrive où il vous pose cette fameuse question « Pouvez-vous me citer 3 qualités et 3 défauts qui vous caractérisent ? ».Pas de soucis, vous avez maintenant l’habitude et vous avez préparé à l’avance votre réponse. Vous avez choisi des qualités assez ordinaires et des défauts assez neutres pour être sûr de ne pas perdre des points aux yeux de votre interlocuteur. Vous êtes sûr de vous, vous ne pouvez pas vous tromper sur cette question ! Pourtant, il va peut-être falloir revoir quelque peu votre stratégie … Des candidats et des réponses formatés Cette question est devenue tellement courante lors d’un entretien que beaucoup de candidats sont formatés à y répondre. Ils vont alors la préparer à l’avance du mieux qu’ils peuvent, mais tombent finalement souvent dans des réponses bateaux. Si se trouver des qualités ne semblent pas trop compliqué, se trouver des défauts l’est souvent plus. Alors, on choisit la facilité avec des réponses assez neutres pour éviter de trop se découvrir. Or, c’est exactement l’inverse qu’attend le recruteur. Lorsque celui-ci rencontre un candidat, son but premier est de déterminer si son profil correspond ou pas à l’entreprise et à la fonction disponible. Au-delà de connaitre vos qualités et défauts, cette question lui permet également de juger votre capacité autocritique, votre maturité et votre connaissance de vous-même. Proposez une réponse sur mesure Les recruteurs rencontrent quotidiennement un grand nombre de candidats. Ils reçoivent donc souvent le même type de réponses « langue de bois » et de faux défauts de la part de ceux-ci. Pour sortir du lot, il faut donc que vous lui fournissiez une réponse honnête et personnalisée. Gardez à l’esprit que l’essentiel lors d’un entretien est de faire comprendre qui vous êtes, avec vos qualités et vos défauts. Vous devez vous les approprier et réussir à les mettre en avant de manière optimale. Pour cela, commencez par privilégier le « je » au « on dit de moi que ». En parlant de vous à la première personne, vous montrez au recruteur que vous vous connaissez bien et que vous assumez votre potentiel et vos failles. Mises à part vos compétences, ce sont vos qualités humaines et professionnelles qui vont vous permettre de vous démarquer des autres candidats. Soyez donc sincère et authentique lorsque vous répondez. L’essentiel lors d’un entretien est de faire comprendre qui vous êtes, avec vos qualités et vos défauts ! La forme prime sur le fond Attention, il ne suffit pas de simplement citer 3 qualités et 3 défauts. Il faut que vous intégriez vos réponses dans des phrases qui vous permettront d’argumenter et de donner des exemples personnels. N’hésitez pas à expliquer comment vos qualités peuvent servir pour ce poste et de quelle façon vous travaillez sur vos défauts au quotidien. Gardez à l’esprit que, plus que le fond, c’est la forme qui prime. Le plus important ici est la manière dont vous allez vous racontez et vous mettre en avant. Par exemple, répondre « Je suis quelqu’un de timide » n’est pas suffisant. Par contre, si vous ajoutez « C’est un défaut sur lequel je travaille depuis des années. J’ai décidé de me forcer à aller plus souvent vers les gens pour apprendre à gérer mon stress et à dompter cette peur. Ma timidité est toujours présente mais j’ose à présent beaucoup plus m’affirmer lorsqu’il le faut ». En agissant de la sorte, vous montrez non seulement que vous êtes conscient de vos faiblesses, mais également que vous travaillez dessus. Comment trouver la réponse qui me correspond ? Il n’y a pas de formule magique. La meilleure façon de répondre le plus authentiquement possible est de vous connaitre vous-même. Beaucoup de candidats pensent que parler de soi ne se prépare pas. Or, ici vous devez non seulement vous connaitre mais également être capable de vous décrire de façon précise et organisée. Prenez donc le temps de réfléchir sur vos compétences, sur vos valeurs, sur ce que vous aimez et n’aimez pas faire, sur vos forces et vos faiblesses ou encore sur ce que vous pouvez apporter à un groupe. Vous pouvez également demander à votre entourage de répondre à ces quelques questions à propos de vous. Pour un maximum d’honnêteté, vous pouvez par exemple leur faire remplir à ce sujet un petit sondage anonyme. Vous éviterez ainsi toutes réponses « langue de bois ». Une fois que vous aurez obtenu leurs réponses, comparez-les avec les vôtres. Vous aurez ainsi une idée de la personne que vous pensez être et de celle que vous présentez aux personnes autour de vous. Si cela ne vous suffit pas, il existe également une multitude de tests de personnalité en ligne qui peuvent vous aider dans votre recherche. Par exemple, ce site présente l’ensemble des tests de personnalité utilisés lors de recrutements alors que celui-ci répartit les participants en 16 types de personnalités différentes. Ce ne sont évidemment que deux exemples parmi tant d’autres. Gardez cependant toujours à l’esprit que même si les résultats obtenus vous permettront de mettre le doigt sur certains aspects de votre personnalité, ils doivent tout de même être relativisés. Quelles qualités choisir ? C’est le moment de vous mettre en avant et de montrer que vous avez les qualités requises pour remplir ce post. Attention malgré tout de rester humble afin de ne pas passer pour quelqu’un d’arrogant ou de prétentieux. Parmi les 3 qualités que vous allez citer, n’oubliez pas qu’au-delà des qualificatifs, la maitrise d’une langue étrangère (ou plusieurs) ou d’une compétence spécifique peuvent être perçus comme des points forts. Vous pouvez par exemple choisir deux qualités concernant directement des compétences qui vous permettront de mener à bien le job auquel vous postulez et une troisième concernant votre personnalité. L’important ici est de choisir des qualités utiles et en lien avec la profession que vous exercez et de les illustrez avec un exemple personnel. Enfin, évitez d’utiliser des qualificatifs usés et vidés de leur sens comme « motivé » ou « rigoureux ». Surtout, évitez de dire que vous êtes « perfectionniste ». Si on y réfléchit, une personne perfectionniste peut difficilement être le collègue idéal. En effet, celle-ci aura toujours du mal à clôturer un projet et aura toujours peur de se lancer de peur de mal faire. À éviter donc … Et au niveau des défauts ? Encore une fois, vous devez absolument éviter les réponses bateaux. Le recruteur attend un défaut qui en soit vraiment un. Si vous voulez sortir du lot, donnez une réponse réfléchie et sincère. On évite donc les faux défauts ou encore les défauts « mignons » du style « je suis gourmand ». Ce genre de réponse n’intéresse pas le recruteur et vous risquez de perdre son intérêt en agissant de la sorte. Soyez donc conscient de vos propres défauts mais montrez à votre interlocuteur que vous travaillez dessus à l’aide d’un exemple personnel. Veillez cependant à ce que le défaut ne soit pas en contradiction fondamentale avec le poste que vous voulez occuper. Par exemple, un candidat à un poste d’informaticien pourra difficilement avouer des lacunes dans ce domaine ou un manque de concentration. Il pourra par contre plus facilement admettre un manque d’aisance relationnelle par exemple. Peu importe les défauts que vous choisissiez, n’oubliez pas que le plus important est la façon dont vous allez présenter les choses. Par exemple, une personne autoritaire pourra expliquer « qu’elle aime le travail bien fait et qu’elle n’a pas peur de prendre le lead dans un projet ». Une personne désorganisée pourra de son côté argumenter « qu’elle effectuera son travail de manière optimale pour peu qu’elles reçoivent des outils d’organisation simples et des deadlines claires ». Il existe cependant des qualificatifs qu’il vaut mieux éviter tant ils ont une portée négative. Par exemple, il sera difficile d’argumenter des défauts tels que « fainéant, anxieux, égoïste, … » et vous risqueriez alors de laisser une mauvaise image de vous auprès du recruteur. Et si je veux échapper à la question ? C’est possible, mais pas de n’importe quelle manière. Par exemple, essayer de se défiler avec humour en répondant que vous n’avez pas de défauts ne fera probablement pas rire le recruteur. Par contre, vous pouvez éviter cette question en prenant vous-même les devants. En abordant de votre propre initiative le sujet lorsque vous racontez votre parcours, vous devenez maître de la façon dont vous présentez les choses. Vous aurez alors tout le loisir de vous justifier et de donner des exemples frappants. Par exemple, lorsque vous abordez votre emploi précédent, vous pouvez expliquer ce qui vous a plu ou non, quel type de travailleur / collègue vous étiez, … Conclusion Beaucoup de recruteurs trouvent aujourd’hui que cette question est dénuée d’intérêt. En effet, ils jugent difficile d’évaluer la personnalité d’un candidat sur la base de quelques adjectifs sortis à la volée lors d’une interview. Beaucoup préfèrent donc chercher des éléments de réponses dans l’échange sans avoir à formuler cette question. Pourtant, tous n’ont pas abandonné cette pratique. Il est donc toujours bon de s’y préparer au cas où la question ressortirait lors d’un entretien. Gardez à l’esprit qu’il n’y a pas de défauts et de qualités bons en soi. Soyez sincère et authentique et montrez à l’aide d’exemples personnels pourquoi vous (et personne d’autre) correspondez à ce job. Nous vous souhaitons beaucoup de succès dans votre recherche de travail !